Le 9 mars 2012

Google Play : soupçons d’abus de position dominante


Google Play : soupçons d’abus de position dominante

L’entreprise californienne aurait menacé des utilisateurs de l’Android Market de sanctions s’ils n’utilisaient pas son système de paiement…

Un article de l’agence Reuters révèle que des créateurs d’applications Android auraient été menacés de voir leurs applications retirées de l’Android Market (désormais connu sous le nom Google Play) s’ils continuaient à utiliser une plate-forme de paiement autre que Google Wallet.

Cela semble être un parfait exemple d’abus de position dominante. En effet, même s’il est possible d’obtenir des applications pour votre téléphone mobile un peu partout sur la toile (même sur Amazon), Google Play reste le point d’accès principal pour en télécharger. Ne plus être dans le market de Google signifie généralement à une mise à mort de l’application.

Contrairement à celles d’Apple, les applications Android ne sont pas obligées de passer par une plate-forme de paiement unifiée. Quand la firme de Mountain View a réalisé qu’il y avait une manne financière énorme avec les paiements au sein des applications, elle a lancé l’API Google In-App Payments en mai 2011, rattachée directement à Google Checkout, devenu depuis Google Wallet. Les accusations soulevées par Reuters datent d’août 2011.

En forçant les créateurs d’applications à utiliser le produit maison, Google risque fort de tuer le marché des prestataires dans ce domaine tels PayPal, Zong, ou Boku… Certes, dans le règlement général de l’Android Market, il est dit que les développeurs qui facturent l’achat et le téléchargement d’applications sur Android Market doivent le faire par l’intermédiaire d’un outil de traitement des paiements autorisé. Le flou subsiste sur la notion d’outil « autorisé ».

Si l’affaire révélée par Reuters se confirme, Google pourrait tomber sur le coup d’un procès antitrust. Un de plus…

Mise à jour du 12 mars : Google tient à préciser que sa politique n’a pas changé. Le cas cité par Reuters n’est pas unique et le géant de la recherche a toujours chassé les applications ne respectant pas cette partie du règlement à la lettre. Toutefois, il existe des exceptions concernant les achats au sein des applications, elles concernent les biens physiques (comme sur eBay ou Amazon) et les produits numériques échangeables (livres, musiques, ….). Le cas cité par l’agence de presse n’entrerait pas dans ces deux exceptions. Pour tous les autres cas, Google garde légalement la main-mise sur les achats in-app, sans autre choix pour l’utilisateur et les éditeurs.

Publié le 9 mars 2012 à 8:40 par dans Justice

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4 commentaires

  1. ropib a dit :

    Mais n’est-il pas possible de développer des applications en dehors de Google Play ? voire de faire un « market » alternatif ?

  2. Rémy a dit :

    Dans ce cas, Apple aussi non? puisque les apps sont obligées d’utiliser le système de paiement d’Apple. Et là personne ne fait rien!

  3. Efatim a dit :

    Et pour Apple ? Et Microsoft ? Et Amazon ?
    Pourquoi juste Google ?

  4. android a dit :

    http://www.facebook.com/pages/Si-toi-aussi-tu-trouves-pourri-le-nouveau-nom-dAndroid-Market-Play-Store/376518842365929
    Si toi aussi tu trouves tout pourri le nom viens sur ma page