Le 26 janvier 2012

Larry Page à ses employés : « comprenez Google+ ou partez »


Larry Page à ses employés : « comprenez Google+ ou partez »

Google+, encore plus, toujours plus : c’est trop ! Mais ce n’est que le début, selon le patron de l’entreprise Larry Page.

Avec son retour l’an passé à la tête de l’entreprise qu’il a fondée, Larry Page a voulu faire d’une pierre deux coups : rassembler les services de Google au sein d’un même ensemble cohérent plus facile à gérer d’une part, et se débarrasser de tous ceux inutiles/inutilisés/non-maintenables/non-rentables de l’autre. Quand on voit le massacre réalisé pour le nettoyage (on a renoncé à continuer de compter les victimes), on peut imaginer sans difficulté que les quelques services restants sont les principaux rouages d’une énorme machine de guerre.

Google+ n’est pas que le nom du réseau social censé détrôner Twitter et Facebook. C’est aussi le nom donné à cet ensemble de services, le « portail » Google donnant accès à toutes ses dépendances et les liants entre elles, avec cette interface unie et ses couleurs grisâtres. C’est ce mauvais nommage qui est la cause de beaucoup de critiques envers la firme de Mountain View. Critiques méritées car Google joue sur cette nuance, notamment en forçant l’inscription au réseau social lorsque l’on veut utiliser une fonctionnalité qui n’a rien à voir, comme lire un article de l’AFP publié sur Google Actualités par exemple.

Pour beaucoup d’entre-nous, Google est encore synonyme de « moteur de recherches web », pour trouver des pages pertinentes par rapport à nos requêtes. C’est une erreur. Le moteur de recherches web, seul, n’existe pratiquement plus à moins d’être complètement anonyme – et encore. La preuve : regardez dans la colonne de gauche d’une SERP, la mention « Web » (Search dans la version anglaise) a été retirée au profit de la mention « Tout » (Everything). Un changement subtil qui indique la volonté de la firme : transformer Google en moteur de recherches universel et personnel.

Si je cherche quelque chose, j’utilise Google (web). Si je veux quelque chose, j’utilise Google (AdWords, Shopping, …). Si je souhaite retrouver quelque chose ou quelqu’un, j’utilise Google (historique des recherches, Google+, Gmail, …). Nous inculquer ces réflexes : voila l’objectif de Larry Page et de ses équipes. Pour la première, c’est chose faite depuis plus de 10 ans. C’est en s’appuyant sur la popularité et l’efficacité de la recherche Web que la firme compte bien devenir indispensable pour les deux autres piliers cités précédemment. Pour le moteur universel, Google a déjà bien avancé depuis plusieurs années , et c’est sur le moteur personnel que l’accent est mis depuis l’année dernière.

Google+ est le projet phare pour parvenir à cet objectif. C’est à ce titre que Larry Page aurait déclaré1 à ses ingénieurs, à propos de « Search Plus your world » (les résultats issus de Google+ intégrés dans les pages de résultats classiques) : « Voici le chemin sur lequel on roule à fond les manettes; un beau produit unifié à travers tout. Si vous ne comprenez pas ça, vous devriez probablement travailler ailleurs. »

Depuis lors, il se murmure que des ingénieurs seraient déjà en train de chercher du travail ailleurs. Pourquoi ? Ce n’est pas tant le principe de Google+ qui est en cause – un principe qui ne semble pas mauvais dans le fond, qu’y a-t-il de mal à vouloir répondre à toutes les recherches des internautes ? – mais son implémentation. En effet, le concept de personnalisation est présent depuis de nombreuses années dans Google, notamment dans les algorithmes de classement, mais ce n’est que depuis le mois dernier que ce terme a pris un sens nouveau : les résultats ne sont plus uniquement personnalisés en fonction de qui vous êtes, ils le sont maintenant aussi en fonction de qui vous connaissez. De plus, l’intégration de cette partie sociale dans les résultats ne s’est pas faite sans douleur.

Voici quelques-unes des critiques à cet égard :

  • L’activation par défaut de Search Plus your world dans la version américaine du moteur.
  • L’optin forcé de l’inscription à Google+ lors de la création d’un Compte Google. Normalement la logique voudrait que l’on puisse lire des articles, consulter ses mails ou gérer son agenda sans s’inscrire au concurrent de Facebook. Ce n’est plus possible.
  • La surreprésentation du réseau social Google+ dans les résultats sociaux, au détriment des autres. Quand je recherche « Mark Zuckerberg », est-il logique que son profil Google+, vide de tout message, apparaisse en première position devant Wikipedia et… Facebook ? Le contenu des pages de Google+ a beau avoir été optimisé pour le référencement, il est louche de les retrouver aussi souvent que ça dans les résultats, même non sociaux…
  • La publicité faite pour le réseau social quand le moteur n’est pas assez pertinent, au détriment de services concurrents tels Quora.
  • Le mélange d’informations privées avec des résultats publics est très perturbant. Il peut aussi causer des soucis : c’est bientôt la Saint-Valentin, si vous avez prévu une surprise pour votre compagne (ou compagnon) et échangé des idées sur Google+ avec un cercle restreint d’amis, cette discussion risque fort d’apparaître à tout moment dans les résultats si vous – ou votre tendre moitié à qui vous aurez prêté votre machine – tapez son prénom ou tout mot relatif à la surprise ! Encore heureux que les conversations Gmail n’apparaissent pas dans les résultats… Pour l’instant…
  • La pertinence catastrophique : dès que le moteur trouve des correspondances dans les articles publiés par vos contacts sur Google+ ou dans leurs (ou vos) « +1″, il les affiche de manière distincte et bien placée par rapport aux autres résultats. Quand bien même ils ne sont pas pertinents du tout ! Par exemple, en ce moment, en recherchant « étoile de David » le deuxième résultat est un lien d’un de mes contacts prénommé David ayant trait à la Guerre des Étoiles…
  • Les « rich snippets », ces résultats affichés avec des informations complémentaires (notes pour les produits, dates de concerts, recettes de cuisine, …), sont détournés en faveur de Google+. Ainsi, en juin 2011, Google annonçait fièrement la prise en compte du standard rel=”author” qui permet d’associer des articles à la page profil de leur auteur, et d’afficher la photo de ce dernier dans les pages de résultats. Voyant les bénéfices en termes de visibilité, les webmasters se sont jetés dessus. Surprise, moins d’un mois plus tard Google+ était lancé, et la firme change les règles en n’acceptant plus que les pages de profil de Google+. Dans les résultats enrichis, pour un lien vers votre site il faut compter pas moins de 3 liens vers Google+.
  • La campagne de recrutement de Google+ pour les webmasters ne repose sur aucun argument. Aucun. Pourquoi créer des « Pages Business » ou des profils utilisateurs ? Qu’est-ce que cela va m’apporter ? Pourquoi afficher un badge Google+ sur mes sites ? Cela va-t-il augmenter leur nombre de visiteurs ? Qu’est-ce que j’y gagne par rapport à d’autres réseaux sociaux ? Google n’apporte aucune réponse, mais n’hésite pas à inciter matraquer les internautes pour qu’ils s’inscrivent. Tout comme ils l’avaient fait pour qu’on installe des boutons +1 ou qu’on clique sur ces derniers…
  • La recherche sociale n’est pas nouvelle, d’ailleurs Google avait lancé une expérience en 2009 nommée « Social Search ». C’est à peu de choses près le même principe qu’aujourd’hui, à une différence majeure : les résultats sociaux n’étaient pas mélangés aux résultats naturels. Autrefois, c’était l’internaute qui faisait volontairement le choix d’aller dans le moteur social pour y trouver les informations qu’il souhaite, comme vous le faites avec Google Images ou Google Maps pour trouver des photos ou des itinéraires.
  • Les pages bénéficiant de « rich snippets » sont généralement mieux classées que leurs concurrentes [même si cela reste encore à démontrer]. Pour en bénéficier il faut que le webmaster s’inscrive à Google+ et que son profil soit sur ce service. S’il respecte les standards et pointe sur profil vers un service concurrent, ou le sien, cela revient à être pénalisé par rapport aux autres. Et c’est en cela que la firme Mountain View est peut-être en train de réaliser un abus de position dominante… Pour leur défense, les représentants de Google disent toujours que le moteur n’est qu’à un clic de la concurrence. Cette affirmation tient de moins en moins face à ces nombreux « pièges à clics » mis en place pour éviter que les internautes y accèdent.

Avec tant de soucis rencontrés, bien plus qu’à l’époque du lancement de Google Buzz, il n’est pas étonnant que la grogne monte du côté des internautes, des éditeurs de sites et des autorités. Le concept de la neutralité des résultats – inventé par Microsoft pour attaquer Google et qui n’a aucune valeur juridique, rappelons-le – n’est pas en cause ici. La société Google a le droit [du moins, selon la jurisprudence actuelle] d’afficher comme bon lui semble sur ses sites les données qu’elle détient, que ce soient des informations de la météo ou celles de la Bourse. Mais le moteur manipule ici des données personnelles, sujet hautement épineux, et c’est précisément ce qui va amener les autorités à enquêter sur l’utilisation réelle de ces renseignements. C’est certainement pour cela que Google vient tout juste d’unifier les Conditions Générales d’Utilisation de ses services…

Au final, personne n’est gagnant. Pas même le géant de la recherche qui voit les enquêtes et les procès à son encontre grimper en flèche, sans pour autant redouter des sanctions. Malheureusement, cela va se terminer, nous le craignons, de la même manière que pour l’affaire des referrers qui ne sont plus transmis par Google (encore un cas possible d’abus de position dominante) :

  1. Google impose ce changement, c’est le choc;
  2. Au début personne ne peut croire que la firme ait pu faire quelque chose comme ça, c’est le déni;
  3. Puis on réalise, et la lutte enragée s’organise, c’est la colère;
  4. Google ne plie pas et rompt encore moins, malgré tous nos efforts, c’est la dépression;
  5. Un nouveau scandale éclate tandis qu’on sait qu’on ne pourra plus rien faire contre celui-là, c’est la résignation.

Oui, c’est bien un deuil que nous, utilisateurs de Google et/ou éditeurs de sites, connaissons. Le deuil de la capacité qu’avait autrefois Google d’écouter ses utilisateurs. Ceux-là même dont il traque le comportement et les habitudes au travers de ses services pour nous en proposer de nouveaux, ou tout simplement de meilleurs pubs. Ô ironie.

Tout cette affaire ne tient finalement à pas grand chose nous direz-vous, il suffit que l’internaute désactive la fonctionnalité « Search Plus Your World » pour que tout redevienne à la normale. Oui, mais pourquoi le ferait-il ? L’internaute, par définition, est un fainéant qui ne fera pas l’effort de désactiver la recherche sociale, d’autant plus si cela ne le gêne pas plus que ça – il ne sait pas toujours à côté de quels résultats il passe.

Toujours est-il que ceci n’est qu’une étape dans le chemin tout tracé par Larry Page. On craint les prochaines…

1) Édition du 26 janvier à 20h50 : contacté par Business Insider, un représentant de Google a démenti catégoriquement que son CEO adoré ait pu tenir de tels propos. Quelle surprise…

Publié le 26 janvier 2012 à 8:50 par dans Actualité

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27 commentaires

  1. Efatim a dit :

    En lisant l’article, je trouve justement que Larry Page est un vrai visionnaire pour le coup. Et que ce qu’il va proposer est quelque chose d’énorme. Même si l’article est hyper critique, ça en fait au moins un (peut être le seul) qui a compris ce qu’était Google+ et a quel point il était vain de le comparer aux autres réseaux sociaux. Ca change de tous les autres sites qui parlent de Google+ sans rien connaitre sur le sujet.

    Typiquement, tout ce que vous voulez pas, je le veux moi dans ma recherche, je vais trouver ça trop pratique personnellement :)

    La manière craint, ça je vous l’accorde.

  2. jmax a dit :

    règle de base: ne pas surfer en étant connecté Google !
    Magiquement, on retrouve le même moteur de recherche que précédemment avec par exemple, le profil Google + de Mark Zuckerberg qui se retrouve en milieu de première page derrière ses pages Wikipedia, Facebook, etc

  3. Teovald a dit :

    Que de haine.
    Oui, Google personnalise les résultats de recherche et c’est une bonne chose pour leur pertinance : si je recherche brasserie par exemple, promouvoir le site d’un contact qui vient d’ouvrir la sienne ou me donner un lien vers un post d’un ami qui en parle, c’est une amélioration de la recherche. Qui plus est si je n’en veux pas, le bouton d’opt-out de search plus your world pourrait difficilement être plus facile à trouver.
    Google manipule pour ça mes données privées; tant que ces données sont just manipulées par des algos du côté de Google (et donc qu’aucun humain ne fourre le nez dedans directement) et que rien ne qu’aucune de ces données personnelles n’est vendue à une autre boite; ça me convient. C’est un échange : google propose par exemple gmail d’un côté et l’utilisateur en retour consent à ce que des pubs personnalisées soient affichées (tout comme tous les autres webmails ‘gratuits’ à ma connaissance).
    Qui plus est suite au fiasco Buzz, le très bon côté est qu’une boite indépendante fait chaque année un audit sur les pratiques de google concernant les données privées.

    Le cas Facebook mérite à mon avis bien plus d’attention, là on a une entreprise qui ne lésine pas à vendre nos infos personnelles, avec nos noms dessus, à n’importe qui. Et ça, ça me dérange énormément.

  4. Efatim a dit :

    Teovald: +1

  5. yvasnil a dit :

    euh , moyen cet article quand meme , en plus quand on cherche Mar zuckerberg

    http://www.google.fr/search?sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=Mark+Zuckerberg

    on tombe bien sur wikipedia en first ….

  6. Luka a dit :

    +yvasnil en france oui on a encore wikipedia en premier, aux US plus maintenant, c’est le profil vide Google+ qui sort en premier.

  7. Mithraw a dit :

    Euh, nan, moi j’ai bien wikipedia en first en étant en langage US et sur google.COM
    Ils ont du affiner leurs moteurs, comme toujours, google est en perpetuelle évolution et correction, le but recherché est toujours la satisfaction des utilisateurs, et me concernant, j’aime beaucoup le principe.

  8. Efatim a dit :

    Luka: bah non ça dépend.
    C’est personnalisé donc tu peux pas dire « il est en premier ».

    Chez moi, Search Plus Your World activé, en anglais, Mark Zuckerberg sur Google+ est 10ème (je vous le dis car il est en bas sur la première page) :

    http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=555063zuck.png

    Si je suivais Mark, il serait certainement plus haut. C’est toute la logique justement et je trouve ça tout benef. Si je le suis pas il est « normal », si je le suis il est plus « important » pour moi.

    Comprend pas vraiment le problème en fait. Ou alors vous êtes de vrais réfractaires. Si encore votre article ne faisait que « vomir » sur la méthode je dis pas … j’aurais acquiescé (encore que ça mérite discussion). Mais alors sur l’objectif final, c’est du grandiose à mon avis.

  9. [...] Larry Page à ses employés : « comprenez Google+ ou partez » – Zorgloob – Tout savo…. Évaluez ceci : Share this:J'aimeJ'aime  [...]

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  10. Erwan a dit :

    Est-ce ironique de +1 cet article???:)

    Merci en tous cas pour cette analyse très pertinente!

  11. ropib a dit :

    Oui ben en fait il y a des problèmes quoi, ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de solution. Après on regarde Google en train de prendre un gros risque, Page avoir une attitude d’entrepreneur, c’est bien. S’ils se trompent, s’ils se croûtent en beauté, on dira qu’ils ont fait les mauvais choix, par contre laisser sous-entendre que prendre un risque est en soi un mauvais chois, je ne suis pas d’accord !
    Bravo Google donc, et s’ils disparaissent ils pourront au moins dire qu’ils ont fait quelque chose.

  12. François a dit :

    Mine de rien Google devient la première IA: une réponse personnalisée pour chaque question.

  13. Kartmaan a dit :

    Un article de qualité, pertinent et avec un vrai travail de recherche, beau travail, je suis content de savoir que vous n’avez pas perdu votre sens critique, même quand il s’agit de Google.
    Les réseaux sociaux sont un secteur extrêmement difficile, ces pratiques sont vraiment douteuses même si je pense qu’il faut bien ça pour arriver au sommet, on se base tous sur nos atouts pour arriver à nos fins, mais ils fraudaient qu’ils fassent attention dans la course à ne pas oublier l’utilisateur… Ce que j’aimais chez Google c’est que je n’étais jamais brusqué, ces temps-ci ils commencent à me faire peur et c’est d’avantage l’industrie que j’aperçois et non plus la start-up… il n’est pas trop tard pour changer, j’espère qu’il le feront

  14. Damien a dit :

    Comme d’habitude très bon article,
    Je pense que Search Plus your world est une bonne idée mais ne devrait pas être mis par défaut, il devrait être mis comme les autres recherche spécifique (image, blogs, shopping, etc…)

    Le gros problème est que Google c’est fait une réputation sur la qualité de recherche, mais avec Search Plus your world cette réputation ne peut plus être garanti.

  15. Philmod a dit :

    Point de vue intéressant:

    http://dotsub.com/view/5c4da436-b65e-48b9-b575-37d6eb2cd2e5

  16. TOMHTML a dit :

    @Efatim : Google+, dans les SERP, c’est pratique, mais dans vraiment très peu de cas, et c’est cela que l’on critique principalement.

    @jmax : Bonne règle, mais peu évidente, surtout quand on est connecté à Gmail ou Google Docs en même temps !

    @Teovald : l’exemple de la brasserie est très bon, le problème c’est quand 1000 recherches toutes plus différentes les unes des autres affichent également cette « promo » pour la brasserie. La pertinence n’est pas au rendez-vous.

    @yvasnil : Voici ce que j’obtiens en recherchant Mark Zuckerberg

    @Mithraw : Voici ce que j’obtiens en recherchant Mark Zuckerberg. Par ailleurs, le but recherché est la satisfaction. La même satisfaction que tu peux avoir en coupant toutes les mauvaises herbes de ton jardin et en les offrants à tes parents dans l’espoir qu’ils soient satisfaits de ce « beau bouquet de fleurs »…

    @Efatim : d’autres paramètres, que je ne connais pas, entrent probablement en jeu. De mon côté il est réellement premier, qu’il soit dans mes contacts ou pas. Je doute d’être réfractaire, cet article ne fait que dénoncer les points faibles de Google+, sans oublier d’évoquer ses quelques points forts.

    @Erwan : Belle ironie en effet :-)

    @ropib : c’est une façon d’agir qui s’applique généralement aux startups, mais cela confirmerait en effet la continuité de la ligne de conduite de Google.

    @François : d’où le moteur de recherche universel et personnel, tu as tout compris ! Le but est de devenir indispensable, et pas que dans le domaine de la recherche.

    @Kartmaan : Merci ! Tu as raison sur tout, en fait ce qui gêne l’utilisateur c’est que, pour une fois, la transition d’une version du moteur à une autre se fait dans la douleur. Personne ne s’est plaint quand les actus et les images ont fait leur apparition dans les SERP. Pareil pour les rich snippets. Là, ils ont peut-être été trop optimistes !

    @Damien : Merci aussi ! Là aussi, entièrement d’accord avec toi, sur tous les points.

  17. TOMHTML a dit :

    @Philmod : c’est un très bon point de vue que je partage également. Si j’ai le malheur d’avoir des contacts faisant partie de l’Église de la Scientologie, une recherche sur ce terme me donnera vraisemblablement des résultats plutôt positifs en général. C’était déjà le cas avant Google+, ça l’est encore plus maintenant. Difficile de se faire un avis objectif !

  18. A ce rythme on va vite arriver à un nouveau bigbrother encore plus puissant que 1984 mais bon on est tous des manipulateurs

  19. domino a dit :

    Pourquoi craindre cette évolution et les prochaines étapes ? D’après moi elle est vraiment nécessaire.
    J’en parlais d’ailleurs sur mon blog il y a quelques mois : http://www.profileusedunet.com/google-je-t%E2%80%99aime-a-nouveau/

    La surinformation ou infobésité rend aujourd’hui la recherche classique en partie inefficace. (J’en connais un morceau puisque réaliser des formations sur ce thème est ma principale activité professionnelle)
    Bien sûr, la mise en place d’un nouveau concept ne se fera pas sans heurts. Il y aura des petites erreurs et des tâtonnements.
    En plus, il faudra du temps pour que les internautes assimilent ces changements et Google essaie de nous bousculer pour accélérer les choses.
    Moi j’attends avec impatience les résultats dans quelques mois, pour modifier mes contenus de cours. On entre réellement dans une nouvelle ère de la recherche sur Internet et j’y crois :-)

  20. LaurentB a dit :

    Perso je ne pige pas SPYW, notamment vis-à-vis du billet de Matt Cutts.
    Me rappelle plus où j’ai lu un article très juste qui suggérait que Google ne devrait pas avoir besoin de mon « cercle » pour me proposer des solutions. Faut-il que je sois en contact avec des plombiers ou des gens qui connaissent des plombiers afin qu’il me propose quelque chose de pertinent lorsque ma machine à laver a une fuite ?
    En plus, les trucs que je vois shared sont clairement plus que nazes. G+ est une grosse foirfouille et un circus de Gif Animés.

  21. Fred a dit :

    Bravo pour cet article ! Le meilleur de zorgloob depuis que je suis ce site !

    Perso, je suis assez déçu par Google depuis leur google +.
    Notamment par la destruction pure et simple de Picasa Web au profil de google+ sur lequel j’avais pris un abonnement pour stocker toutes mes photos.

    On voit bien que l’objectif de google est d’imposer à tous leur « + » quitte à supprimer leurs produits phares !

  22. [...] Voir la suite de l’article original Posted: janvier 26th, 2012 Categories: Google Tags: deux-coups, encore-plus, est-que, est-trop, larry, larry-page, ses-employ, son-retour, table-border, toujours-plus, une-pierre, voulu-faire Comments: No Comments. Social X Network body { margin-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; } [...]

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  23. je suis d’accord avec le fait que le mélange d’informations privé et public soit assez perturbant…

  24. code réduction a dit :

    Merci pour cette alerte, cet article est très bien construit et bien documenté.Neammoins il reste une petite faiblesse.
    Sur le plan pratique comment pourrait on utiliser de facon astucieuse google plus pour le référencement ?

  25. Audrey a dit :

    Merci pour cet article qui me prouve que je ne suis pas seule à voir ce qui se passe sur Google, et que certaines personnes ont encore le courage de regarder et d’analyser certaines pratiques des géants du web.
    Je me permets de joindre un article qui va dans ce sens, écrit suite à la lettre édifiante de Larry Page de mars 2012.
    Il y a bien d’autres informations sur ce blog, qui méritent également notre attention.
    http://journalduclic.wordpress.com/2012/05/03/a-la-recherche-de-ben-smith/

  26. J’ai obtenu des infos d’une source personnelle sûr. Qui m’à confirmé le fait que Google + n’a pas pour objectif de conccurrencer Facebook ou twitter mais le véritable objectif est d’identification des personnes physiques. Ainsi depuis la création de Google + Google à pu passé de 30% de personnes identifiées à 70%. Donc méfiez vous des apparences.

  27. [...] “Google+ est le projet phare pour parvenir à cet objectif. C’est à ce titre que Larry Page aurait déclaré[1] à ses ingénieurs, à propos de « Search Plus your world » (les résultats issus de Google+ intégrés dans les pages de résultats classiques) : « Voici le chemin sur lequel on roule à fond les manettes; un beau produit unifié à travers tout. Si vous ne comprenez pas ça, vous devriez probablement travailler ailleurs. »[1] Édition du 26 janvier à 20h50 : contacté par Business Insider, un représentant de Google a démenti catégoriquement que son CEO adoré ait pu tenir de tels propos. Quelle surprise…”(Zorgloob) [...]

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