Le 21 avril 2010

Google et la censure gouvernementale


Google et la censure gouvernementale

La firme de Mountain View publie pour la première fois des chiffres sur la censure demandée par les gouvernements.

Internet est-il un espace libre où tout peut être publié ? Non évidemment, quand certains internautes mettent en ligne des documents illégaux les agences gouvernementales compétentes sont en droit de faire supprimer ces données de leurs serveurs. Mais elles peuvent aussi demander aux moteurs de recherches de supprimer de leurs index les liens vers ces pages, afin de ne pas être dans l’illégalité à leur tour.

Certes, Internet est moins censuré que l’App Store d’Apple, mais on ne sait pas à quel point. Du moins, jusqu’à aujourd’hui. Google a annoncé ce soir la mise en ligne d’une page regroupant des statistiques sur les demandes de censures reçues à Mountain View de la part de gouvernements. Tout cela dans une optique de transparence vis-à-vis des utilisateurs.

Requêtes gouvernementales reçues par Google

Requêtes gouvernementales reçues par Google

Ces données concernent le dernier semestre de l’année 2009, que ce soit pour des affaires de pornographie infantile, de meurtre, de diffamation, de discours haineux, de négationnisme… On apprend ainsi qu’en France il y a eu 846 demandes d’accès à des informations détenues par Google (généralement l’adresse IP du possesseur d’un compte Google ou Blogger), moins de 10 demandes de suppression de contenu et les deux tiers de ces dernières ont effectivement conduit à l’effacement de données.

Dans d’autres pays, les statistiques sont plus précises, notamment sur les services concernés. C’est ainsi que l’on découvre que c’est le réseau social orkut qui est à l’origine de la majorité des demandes d’accès ou de retrait au Brésil et en fait de ce pays le premier des censeurs. Il n’y a pas de données disponibles pour la Chine car dans ce pays les demandes de censure sont considérées en tant que secrets d’État…

Parmi les données fournies pour 45 pays, nous avons calculé que c’était Orkut qui arrivait en tête des demandes de suppression (338) suivi de près par Youtube (320 demandes), la recherche web (207), Blogger (71), AdWords (42) et Google Images (10).

La FAQ de ce nouvel outil de Google rappelle que, sauf exception lorsqu’un juge l’ordonne, la firme californienne n’accepte de supprimer les contenus qu’à l’unique condition qu’ils soient également contraire aux règles de bonne conduite de Google. De même, il est confirmé que cet outil ne traite que des demandes qui émanent d’agences gouvernementales et non de personnes privées qui elles sont notamment listées sur Chilling Effects.

Publié le 21 avril 2010 à 0:17 par dans Actualité

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1 commentaire

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