Le 6 mars 2009

Les publicités extensibles débarquent sur le réseau Google Ads…


Google googledollar Un nouvelle offre de la firme de Mountain View suite à une véritable demande des annonceurs ou juste une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer dans la crise ?

L’objectif de tout publicitaire lorsqu’il crée une pub est de tout faire pour retenir l’attention du chaland, en l’amusant, le choquant ou en titillant sa curiosité, pour qu’il réponde à l’attente de l’annonceur — achat, don, autre action, … C’est le b-a-ba. Néanmoins, si vous avez réalisé la meilleure publicité du monde, vous n’avez fait que la moitié du travail. La condition sine qua non pour inciter les visiteurs à cliquer sur votre publicité ou acheter un produit est avant tout que les personnes voient la publicité. Simple, mais terriblement difficile, surtout dans cet océan de contenu qu’est internet.

L’histoire de la publicité sur la toile est un jeu de chat et de la souris, les annonceurs rivalisant d’imagination pour conquérir l’intérêt des internautes. Très souvent attractifs à leurs débuts, les différents formats publicitaires sont de plus en plus rapidement zappés par les visiteurs. Des bannières animées ? Bloquées par les logiciel anti-pub. Les pop-up ? Bloquées par n’importe quel navigateur digne de ce nom. Les publicités sur les réseaux sociaux ? Le filon commence déjà à s’épuiser. Reste le buzz marketing, et les actions plus douteuses.

Avec l’avènement de Google AdWords / AdSense il y a quelques années, c’est une méthode sournoise mais efficace qui a conquis la planète : cibler extrêmement précisément les internautes et leur montrer des publicités très pertinentes (d’après les algorithmes d’AdSense) en les diluant dans le contenu web. Combien d’internautes ont cliqué sur les liens AdSense en pensant que c’était un lien du site ? Beaucoup, au début en tout cas. Très vite, des bloqueurs de publicités tel AdBlock ont soulagé les yeux sensibles, mais de nos jours ce n’est plus vraiment nécessaire. En effet, avec l’âge, les internautes se sont tellement habitués à ignorer ces publicités qu’ils ne les voient même plus, un peu comme aux odeurs auxquelles vous vous êtes habitués et que vous ne parvenez plus à distinguer. Et pour ça, il n’est pas nécessaire de passer autant de temps sur la toile qu’un rédacteur de Zorgloob 😉

Aujourd’hui, les équipes de Google AdSense proposent un nouveau format publicitaire aux annonceurs et éditeurs : expandable ads, les « annonces extensibles » en français dans le texte. Vous les avez sans nul doute vu apparaître ces dernières années, et leur croissance ne cesse d’augmenter. La plupart du temps réalisées avec la technologie Flash, ces publicités se déclenchent au passage de la souris — ce qui a le don d’énerver — ou au clic et dépassent de leur cadre original. Et dans ce cas, impossible d’y être aveugle.

Expandable Google AdSense Ads
Exemple de publicité riche étendue. Source Flickr.

Les annonceurs pourront tarifer ces publicités au CPM et au CPC, sachant que pour ce dernier seul le deuxième clic sur la publicité sera comptabilisé. En effet, la firme affirme que ce seront uniquement les clics de souris qui déclencheront l’animation d’agrandissement de la pub et non un simple passage de souris. Pour l’instant… Rappelez-vous, c’est l’un des fondateurs de Google qui affirmait il y a quelques années que les bannières graphiques étaient du passé [citation nécessaire]; ces mêmes bannières proposées depuis aux annonceurs.

En outre, explique Google, seul un petit nombre d’agences et d’annonceurs triés sur le volet et certifiés dans le cadre de notre programme de diffusion d’annonces tierces sont autorisés à diffuser des annonces extensibles. Par prudence, les équipes du « grand G » ajoutent que les performances des annonces dépendent d’une telle multitude de facteurs que nous ne sommes pas en mesure d’estimer ou de garantir le niveau de revenus généré par les annonces extensibles. En d’autres termes : ça va susciter l’intérêt et faire cliquer du monde au moins une fois, mais pas beaucoup plus. Ça a le mérite d’être prévenant.

Les publicités riches — avec lesquelles l’utilisateur peut s’amuser sans pour autant avoir à visiter un autre site que celui qu’il parcourt actuellement — sont définitivement une tendance lourde. Mais pour combien de temps ? Toujours est-il que le moteur de recherche ce sert de ce format pour assurer son autopromo. Comme le rapporte notre confrère Amit Agarwal, Google a beau détenir 81% des parts de marché en Inde, des publicités-gadgets pour ses propres pages de résultats sont diffusées sur le réseau AdSense local.

Et vous, que pensez-vous de ces publicités de plus en plus envahissantes ?

Publié le 6 mars 2009 à 0:08 par dans Actualité

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