30 juillet 2008
Google ne finira jamais de nous étonner...Depuis le mois de mai dernier, des Opel Astra noires munies d'objectifs photographiques sur un mât sillonnent les routes des villes de France. Ce sont celles de Google, pour le projet Street View du service cartographique Google Maps.
Les premiers résultats en France sont d'ailleurs visibles depuis le début du mois.
Il y a un an, nous avons publié sur ce site une photo de
l'armada de voitures Google sur un parking de Mountain View. Il y avait des dizaines de Chevrolet Cobalt de couleur vert-grisâtre prêtes à photographier les rues de l'Amérique. On sait que depuis d'autres couleurs sont utilisées, des Toyota Prius et des Opel Astra aussi. Nous savons également qu'en Europe ou en Océanie, chaque pays concerné par le projet Street View dispose de son propre escadron de voitures, comme l'atteste
cette photographie prise aux Pays-Bas au début de l'année.
Mais en France, qu'en est-il ? Au vu des milliers de kilomètres à sillonner, combien de voitures sont nécessaires ? Notre reporter de guerre a débusqué le lieu où sont entreposées les voitures de Google en France. Il s'agît du parking de
l'hôtel Mercure, dans la zone hôtelière de Rungis (Val-de-Marne). Quelques photographies ont été prises furtivement, cliquez sur les vignettes pour les agrandir.
On peut apercevoir plus de
vingt voitures entreposées sur ce parking, avec même des coordinateurs et quelques conducteurs prêts à partir travailler dans le but final de vous aider à préparer vos futurs trajets (ou à envahir votre vie privée, choisissez votre camp). Ces voitures sont probablement un peu plus nombreuses que cela en réalité.
Vous vous en doutez, Google n'a pas acheté (ou loué ?) ces voitures pour qu'elles restent sur un parking à Rungis -- quoique, ils ont bien acheté une réplique d'un véhicule spatiale pour le suspendre dans un hall en Californie, alors... Alors quel est l'avancement actuel de la couverture des vues panoramiques de Google en France ? D'après nos recherches, et surtout d'après vos nombreux témoignages, chers lecteurs de Zorgloob, voici la carte des villes françaises où les véhicules en question ont été aperçus.
Le dernier témoignage en date indique la présence d'une de ces Opel Astra à Strasbourg, ce qui serait la première fois qu'un véhicule de Google s'aventure dans l'Est de la France. Le Nord-Est (Bourgogne, Champagne, Lorraine, Alsace, Franche-Comté, ...) et la Sud-Ouest (Poitou, Limousin, Aquitaine) sont en effet délaissés par Google. Pour l'instant. Si vous apercevez
ces voitures, faîtes nous signe, merci d'avance.
Affaire à suivre !
29 juillet 2008
Des milliers d'années que les Hommes regardent le ciel, 50 ans que certains en ont fait leur métier.Google affiche aujourd'hui sur
sa page d'accueil aux États-Unis un logo célébrant le 50ème anniversaire de la NASA. La
National Aeronautics and Space Administration a en effet été crée le 29 juillet à 1958, en pleine Guerre Froide.
Google : "
vers l'infini, et au-delà !"*
(*) pour Buzz l'éclair aussi. Merci FJ.
28 juillet 2008
Les 69ème et le 70ème logos spéciaux de Google cette année.Beatrix Potter, vous connaissez ? C'était une dessinatrice anglaise de livres pour enfants - dont "Peter Rabbit" - du XIX
e et XX
e siècle. Si elle n'était pas décédée en 1943, elle aurait eu 142 ans aujourd'hui. Une occasion comme une autre pour Dennis Hwang de créer un doodle. Le dernier en date était celui pour la
fête nationale belge, la semaine dernière.
Ce logo est affiché sur les pages d'accueil de Google au
Royaume-Uni, en
Inde, en
Irlande, à
Singapour, en
Australie et en
Nouvelle-Zélande.
[via
Pascal]
Édition du 07h56 : et on a failli oublié le deuxième logo du jour, celui de la fête nationale nationale du
Pérou. Heureusement que Frère Jacques veille au grain ! C'est donc le 70ème logo de cette année :
25 juillet 2008
Entrez dans la dance de Google !Selon
le blog de Matt Cutts, ça va dancer chez Google dans les prochains jours... Et en tant que chef de la "Webspam Team", il représente une source très fiable ! Matt annonce également que d'anciennes pénalités seront levées durant cette mise à jour...
Anciennement nommées Google Dance,
les mises à jours du PageRank de chaque page étaient autrefois attendues comme le messie. Depuis quelques mois maintenant, on se fie beaucoup moins qu'auparavant à ce PR,
un chiffre une valeur décimale entre 0 et 10 évaluant la qualité du contenu d'une page et relié au positionnement de la page dans les résultats de Google via un algorithme secret...
[Via Blogoscoped]
24 juillet 2008
Google a changé l'en-tête de ses pages de cacheSur l'un des
data centers de Google, dont l'adresse IP est 64.233.167.104, l'en-tête qui est affiché sur les pages mises en cache par Google a légèrement changé de look. Syntaxiquement parlant, il est toujours ajouté avant la balise <html> et en dépit de toutes les règles élémentaires d'accessibilité, mais les ayatollahs du W3C remarqueront que ce n'est plus une vulgaire balise <table> qui est utilisée, mais une balise <div>.
Avant (
exemple iSpoil) :
Après (
exemple iSpoil) :
Cette information ne changera pas votre vie, mais ça reste une information :)
[via
Haochi]
Des nouvelles concernant le Google Developer Day à Paris, en septembre prochain.Contrairement à l'année dernière, les différentes réunions du Google Developer Day 2008 sont espacées dans le temps. Ainsi, les conférences au Japon, en Chine ou encore en Australie se sont déroulées sans problème en juin. Les conférences européennes auront lieu en septembre, et nous avons aujourd'hui plus d'informations à ce sujet.
La conférence parisienne aura lieu le
jeudi 18 septembre à
l'ENSA, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture,
dans le 13ème arrondissement de la capitale. "
Venez apprendre à mieux utiliser les produits développeurs Google pour construire de meilleures applications sociales, mobiles, géo/maps AJAX/JavaScript," nous dit-on sur
la page dédiée.
Vous pouvez d'ores-et-déjà vous inscrire (gratuitement) grâce à
ce formulaire en ligne. A la question "
Comment avez-vous connu le Google Developer Day ?", si vous pouviez répondre "
Autre : Zorgloob.com" ce serait sympa :-) Le
planning est également prêt, de 9h à 18h30, la journée risque d'être chargée. Elle s'achève toutefois par un cocktail.
La
liste des intervenants n'est pas encore définie, à l'heure où sont écrites ces lignes. Parmi les sujets abordés, il y aura : "AJAX, état des lieux", "Android", "App Engine", "Gviz" (
API de visualisation de données), "Open Social" (d'où la présence probable de
Patrick Chanezon), "Gears", "API de Youtube", et bien d'autres. La liste des intervenants à la conférence allemande, le 23 septembre, est quant à elle
déjà en ligne.
Nous vous tiendrons au courant lorsque nous disposerons de plus amples d'informations.
23 juillet 2008
Wikipedia chasse sur les terres de Google avec Wikia Search, maintenant Google chasse sur les terres de Wikipedia avec Knol. En théorie du moins.Organiser l'information du monde est un travail encyclopédique... Il existe tellement de contenus à indexer, catégoriser et trier, mais si en plus on y ajoute le
contenu créé par les utilisateurs, la quantité peut très vite devenir gigantesque.
Wikipédia est un monument au contenu généré par les utilisateurs qui a permis de diffuser auprès du grand public le concept d'édition Wiki, où tout le monde peut éditer un article. Très rapidement, l'encyclopédie collaborative est associé à une fiabilité plus ou moins forte ; en milieu universitaire par exemple,
Wikipédia est souvent refusé comme source fiable. Mais il n'empêche que c'est une véritable mine d'informations, de photos et d'autres contenus.
Google souhaitait depuis longtemps s'introduire dans cette voie du contenu généré par les utilisateurs, et le décline aujourd'hui avec
Knol, mot valise issu de Knowledge (connaissance) et mol (abréviation de mole, unité de mesure du nombre d'entités). Un Knol est alors une petite quantité de connaissance (
a unit of knowledge), soit un article, que vous souhaitez partager à d'autres utilisateurs. Puis les autres utilisateurs pourront modifier votre Knol, le commenter, l'évaluer et le rapporter comme inapproprié (en cas de besoin). Pour le moment seuls les versions anglaises et arabes de Knol sont disponibles.
Sous quelle licence le contenu créé est il diffusé ? C'est à vous de choisir entre 3 licences dont deux Creative Commons :
BY 3.0 (paternité),
BY-NC 3.0 (Paternité sans utilisation commerciale) ou Tout droits réservés (licence fermée). Autre point de démarcation avec Wikipédia, la possibilité de
choisir qui peut éditer vos articles (Ouvert, avec modération ou fermé) et d'insérer des les informations de son compte AdSense (ou les revenus seront partagés entres les auteurs et Google). Outre l'intégration avec AdSense, Google utilise son système de profils (
Google S2), il manque par contre un accès au carnet d'adresse pour les invitations.
Après un bref tour d'horizon - vu le peu d'articles qu'il y a pour l'instant, c'était relativement rapide - et après avoir testé les fonctionnalités, en rédigeant
quelques entrées dans cette encyclopédie, Knol nous laisse une impression de non-achevé, fini à la va-vite. Il y a une immense majorité d'articles médicaux, puisque Google a invité des spécialistes dans ce domaines pour rédiger du contenu.
L'article sur l'herpès en est un bon exemple, avec ses photos ; bon appétit.
Pour conclure, le but est donc de faire parler les spécialistes dans leurs domaines. Ces knols de spécialistes seront alors favorisés par un système de classement selon la popularité et permettront d'être affichés en priorité sur le moteur de recherche interne. Autre point intéressant, Knol affiche la similarité d'un article avec d'autres sites web, ainsi le plagiat est immédiatement identifiable.
[Danke
Pascal]
Une nouvelle rumeur puisque le coup du Gphone, ça ne marche plus !Selon nos confrères de
TechCrunch, qui avancent de multiples sources internes à Google (et donc qu'ils considèrent comme assez fiable pour publier un article), Google serait en train de
négocier avec Digg pour son rachat pour la modique somme de 200 millions de $.
Évidement on prend les grosses pincettes habituelles, sachant qu'une précédente rumeur courrait en mars dernier au sujet d'une
guerre des enchères entre Microsoft et Google, toujours pour un rachat. La chose ayant été
vigoureusement démentie par le CEO de Digg.
[Source :
TechCrunch]
22 juillet 2008
Après les trajets en voiture, en bus, en train, en métro, en ferry et même en kayak, Google Maps vous aide désormais à vous déplacer à pied.Notre confrère Ionut du blog
Google Operating System avait publié il y a quelques jours un article concernant des tests effectués par l'équipe en charge de Google Transit. Ces tests sont maintenant intégrés dans Google Maps, partout où les calculs d'itinéraires sont possibles. Il s'agît pour l'internaute de pouvoir se déplacer en prenant en compte des itinéraires à pied.
Cliquez sur l'image pour l'agrandirIl vous suffit de cliquer sur le lien "à pied" dans Google Maps (ou Google Transit) après avoir effectué une recherche d'itinéraire. Selon Google, vous marchez à 4 km/h en moyenne. Réduisez donc le temps prévu si vous êtes pressés, ou si vous faites de grandes enjambées :-) Pas bête, Google évite de vous envoyer marcher le long de l'autoroute; celles-ci sont soigneusement évitées.
Un message d'avertissement (pour les zones sensibles ?) indique :
La fonction de calcul d'itinéraire est en phase bêta.
Faites attention lorsque vous vous déplacez à pied dans un endroit que vous ne connaissez pas bien.
Le lien "
à pied" ne s'affiche pas lorsque les trajets font plus de 10 kilomètres. Mais vous pouvez contourner cette restriction en effectuant le calcul d'un petit itinéraire, puis en déplaçant manuellement les marqueurs. Ainsi, un modeste Lille-Marseille vous prendra 8 petits jours à pied.
Un kilomètre à pied, ça use, ça use...Google Maps ne prend pas en compte non plus la pente pour le calcul de la durée du trajet : même vitesse de marche sur le plat pays que
les chemins de montagne.
[via
SE Roundtable]
21 juillet 2008
Google Docs continue d'évoluer très régulièrement, petit tour des différentes évolutions de ces derniers mois.Google DocumentsUn nouveau menu a fait son apparition, celui-ci n'est pas sans rappeler celui de Writely (ancien Google Document), comme le montre
ce diagramme sur le site Google Blogoscoped. En un peu plus d'un an, Google revient au graphisme original mais quitte la couleur olive.
Dans le menu "Afficher", une option vous permet de
visualiser la page en mode "fixed-width page view", fonction agréable sur les écrans larges car cela évite d'avoir à parcourir l'écran de droite à gauche lors de la lecture. Dommage que cette fonction ne découpe pas en page comme la fonction "Print Layout" de Microsoft Word, ce qui serait pratique pour organiser son document avant l'impression.
Google SpreadsheetsEnvie d'un peu de fun lorsque vous réalisez des graphiques ? Google vous propose d'
insérer des graphiques pour le moins originaux (chocolat, vers, train, pile de billets de banque). Pour cela il faut insérer un nouveau plugin ou gadget, et choisir la présentation dans la liste.
Une sorte de Wiki
grâce à Spreadsheet est possible, il est en effet possible de partager un document avec tout le monde et d'autoriser toutes les personnes connaissant l'adresse de ce document à le visualiser ou l'éditer et cela sans invitation. Cela revient au principe du wiki, créer des documents communautaires.
La sortie de l'
API for Google Translate permet grâce à un gadget de
traduire les champs d'un tableau. Pour cela il faut que le document soit en anglais à la base et la langue de sortie doit être paramétrée dans le gadget.
Enfin vous pouvez créer
vos propres Spreadsheet gadgets : voir la page
ici. Cela permet de se servir des données d'un tableur pour créer par exemple une carte dynamique sur Google Maps.
Google PresentationsLors de la publication, Google autorise désormais de
choisir la résolution de sortie, 410x342, 555x417, 700x525. On choisira d'avantage les premières résolutions pour les Présentations dans un blog et la grande résolution pour les Présentations sur écrans. Il est également possible désormais de sélectionner plusieurs objets en même temps et de les manipuler.
L'export vers le
format PPT (PowerPoint) est disponible ainsi que vers le format PDF.
Nouveautés GénéralesLe format PDF est devenu incontournable, il est enfin possible d'envoyer des documents PDF sur les serveurs de Google, de les partager mais pas encore de les éditer. Pour cela il suffit de cliquer sur "upload" dans votre page Google Doc.
Et pourquoi ne pas organiser votre page Google Doc de la même façon que iGoogle ? C'est
possible grâce au dashboard. Concrètement il suffit de faire une recherche et d'enregistrer cette recherche. Chaque résultat de recherche apparaît dans un conteneur, comme sur iGoogle. Si vous aimez cette présentation il faut savoir qu'elle ne peut pas encore être mise en page d'accueil mais que
http://docs.google.com/#home est un moyen rapide d'y accéder.
Comme souvent, les améliorations d'un service de Google profitent aux autres: ainsi, après les
labels colorés dans Gmail, voici l'apparition de dossiers colorés.
Rappelons aussi la possibilité d'utiliser des
thèmes pour ses documents, tableurs et présentations. Ces thèmes s'appliquent depuis de nouveaux documents. Environs 300 sont disponibles dans le
répertoire dédié.
On abordera pour finir le
SPAM induit par les documents Google, preuve du succès que rencontre ce service. En effet, les spammeurs, toujours à la recherche d'idées pour contourner les filtres anti-spam, se servent de Google Documents pour créer des documents publics ventant les mérites de tels ou tels produits miracles ou médicaments. L'idée est simple : créer un document et envoyer un mail à la liste de personnes désirées avec dedans un simple liens vers ce document. Il est presque impossible de déceler cela comme du spam pour les filtres car l'URL appartient à Google, elle est donc dite de confiance. Ne vous faites pas avoir !
A bientôt, pour d'autres articles "en bref".
[Article réalisé par Amau96]
Cet article résulte de la traduction d'un billet posté sur le blog de la compagnie britannique "Managed Networks". En partant d'une simple comparaison, il permet de réaliser à quel point les données manipulées par le géant de la recherche sont immense...La blogosphère était ébahie au début de l'année quand
elle a réalisé quelle était la véritable taille de Google. Vous pensiez que Google était le King Kong de la recherche ? Imaginez un million de King Kong et vous vous approcherez de la vérité. Vérifiez par vous-mêmes.
La taille d'un fichier MP3 est d'environ 3 mégaoctets. Les Beatles ont enregistré 214 singles, ce qui s'approche à peine d'un gigaoctet. 1024 gigaoctets font un téraoctet et 1024 téraoctets font un pétaoctet. Vous êtes perdus ? Nous l'étions aussi.
Nos pauvres esprits n'avaient pas été aussi époustouflés par de tels nombres depuis qu'un farceur légendaire
avait berné ses ainés en utilisant un échiquier il y a quelques centaines d'années. Nous avons utilisé la même unité de mesure - des grains de riz - pour essayer de mettre en perspective la puissance du cerveau électronique de Google.
Disons qu'
un grain de riz est octet. Un octet est composé de 8 chiffres binaires, comme "10011000" par exemple. Il peut aussi être décrit par 2 caractères hexadécimaux. En termes de données, un octet est généralement utilisé pour enregistrer une simple lettre. Un octet = une lettre = un grain de riz.
En gardant cette nouvelle représentation en tête, nous pouvons maintenant voir un
kilo-octet (1024 octets) comme un petit bol de riz. C'est environ une demi-portion, pas assez pour vous nourrir. En termes de données, 1 Ko pourrait contenir à peine une poignée de paragraphes d'un texte. Ce n'est pas non plus assez pour vous stimuler mentalement.
L'étape suivante est le
mégaoctet, qui est de l'ordre de la taille complète moyenne d'un texte sur un site internet, ou de celle d'un petit roman. A l'échelle du riz, un mégaoctet représenterait un sac de 25 kg de riz. Suffisant pour nourrir 420 personnes à table, en supposant que vous ayez assez de chaises.
1024 fois plus grand vient le
gigaoctet. En 1995, quand on achetait un PC avec un disque dur d'1 Go, on pouvait enregistrer tout ce que l'on souhaitait dessus pour au moins quelques années.
Pour stocker 1 Go de riz, on a besoin d'un jardin bien plus grand... de la taille de deux containers pour être plus précis. De quoi alimenter convenablement beaucoup de monde... Trouver un simple mot dans un gigaoctet de texte revient à trouver quelques grains de riz en particulier cachés dans deux de ces containers. Ça tient de l'impossible pour un humain, et pourtant vous n'avez encore rien vu. Lisez donc la suite.
Changeons encore d'échelle et atteignons le
téraoctet, l'équivalent de 1024 gigaoctets. Certains d'entre-vous ont peut-être un disque dur d'1 To dans leur machine. Cela reste petit, mais rechercher quelque-chose parmi tout le contenu du disque dur, même sur un puissant ordinateur, prend beaucoup plus de temps que votre patience ne pourrait en supporter.
Pour transporter un téraoctet de riz, vous devriez louer un énorme porte-containers. On pourrait utiliser son chargement pour nourir tout le monde dans l'Union Européenne.
Enfin, nous arrivons au fameux
pétaoctet. À cette étape, nous sommes au-delà de la taille de données que la plupart des individus ou des petites entreprises peuvent gérer, et nous entrons dans la catégorie nettement supérieure. C'est comme gérer le contenu des 210 des plus gros porte-containers aux monde. QUATRE-VINGT bols de riz pour chaque personne sur cette planète, ou, d'un autre point de vue...
... suffisamment de riz pour couvrir le centre de Londres sous un mètre de riz !
Sachez maintenant que Google traite
20 pétaoctets de données tous les jours; ou si vous préférez, 4000 de ces super-porte-containers bondés de riz, 1600 bols pour chaque terrien, ou recouvrir Londres sous 20 mètres de riz. Cette action est effectuée par 72000 processus qui se déroulent chacun
en moyenne 7 minutes. Leur capacité de traitement des données est ce qui fait que Google est un top des entreprises du monde virtuel (et du monde réel), et on ne doute plus que Google doive payer une facture d'électricité de deux millions de dollars chaque mois, selon des estimations.
Au final, une recherche sur Google (autrement dit, trouver quelques grains de riz dans des milliers de porte-containers) prend en moyenne moins d'une seconde...
D'après "
I never knew Google was THIS massive!", un billet posté sur le blog de
Managed Networks. Les images appartiennent également à Managed Networks.
Et non, Google ne vous a pas oublié, amis belges !Ah les belges. Vous avez beau être avoir
des éditeurs de presse qui portent plainte à tout va et être les premiers à avoir fait
afficher une décision de justice sur la page d'accueil du moteur, Google ne vous en veut pas. La preuve, pour votre fête nationale, la page d'accueil de
Google.be comporte un logo spécial, quoique pas forcément très original.
Ce n'est toutefois pas le premier logo pour la Belgique;
souvenez-vous de l'atomium. Bref, toute l'équipe de Zorgloob souhaite une bonne fête à nos (proches, pour les 3/4 de l'équipe) voisins, que la Brabançonne résonne -- et non la Marseille, monsieur Leterme --, que vos conflits linguistiques se résolvent au plus vite. Car comme vous le savez :
l'union fait la force...
20 juillet 2008
Pas de logo spécial depuis 6 jours sur Google, on a failli s'inquiéter. Ou pas.Nous sommes le 20 juillet 2008, c'est aujourd'hui la fête nationale en Colombie. C'est en effet il y a 198 ans que Simon Bolivar et sa troupe ont obtenu l'indépendance de ce pays d'Amérique du Sud face à l'Espagne. Shakira, le président Alvaro Uribe, ou encore Juan Pablo Montoya peuvent admirer aujourd'hui le logo spécial publié sur la page d'accueil de Google dans leur pays natal. Vous aussi d'ailleurs,
en cliquant ici.
Une colombe vole au milieu de l'image. Signe de paix, mais aussi d'espoir pour la libération des otages des FARC. La République de Colombie tient son nom du navigateur Christophe Colomb. Colombie, colombe, Colomb : si vous décelez un lien entre ces trois mots, ce n'est pas forcément anodin...
Demain, ce sera la fête nationale belge. Google nous réserve-t-il un
doodle pour le pays de la frite, des bandes-dessinées, de la bière et des conflits linguistiques ? Réponse demain, sur
Zorgloob.com.
[Merci FJ]
18 juillet 2008
Tout changement n'est qu'une question de temps.Chers lecteurs, alors que
le patron vient de nous annoncer son départ en vacances et que le
rédac-chef est débordé de travail*, c'est aujourd'hui à moi que revient le plaisir de vous donner des nouvelles des services Google. Petit tour d'horizon.
Nouveautés disponibles
Google Maps : Google Maps a mis à jour les cartes de Chine sur
maps.google.com en intégrant les informations qui n'étaient auparavant disponibles en chinois que sur
ditu.google.cn. Au Japon, un changement des fonds de carte, plus précis et avec plus d'informations, aurait également eu lieu.
Google AdSense : Préparez vous à voir disparaître les sites profitant des offres de parrainages d'Adsense. En effet, Google a décidé d'interrompre le programme de parrainage. Fini donc les boutons pour télécharger Firefox ou Google Pack ainsi que le paiement par action. Est-ce en rapport avec la digestion en cours de
DoubleClick ?
Google pour les mobiles : du nouveau dans les icônes (voir ci-dessous), et de de plus en plus de services dans une version spéciale "iPhone" (également accessible pour le navigateur Android). On notera l'apparition d'une version web de Google Talk qui n'utilise pas Flash afin qu'elle soit
accessible depuis un appareil mobile.
Apps
Blogger
Calendar
Docs
Gmail
Goog-411
iGoogle
Maps
News
Notebook
Photos
Reader
Search
SMS
Sync
Talk
Youtube
Depuis que Google a acheté un nouveau logiciel 3D on ne l'arrête plus.
Gmail : Enfin ! Il est désormais possible de ne plus ajouter automatiquement toutes les adresses mail utilisées dans vos contacts. Une case à cocher dans le
gestionnaire de contact (version English US dite 2.0 uniquement) permet de choisir le comportement désiré. Les contacts suggérés sont toujours disponibles pour être ajoutés dans vos contacts manuellement. Toutes ces nouveautés de Gmail, et les précédentes, ont d'abord été testées, et c'est
grâce à TechCrunch que vous pouvez découvrir des photos du labo de Gmail ainsi que des images des toutes
premières versions de Gmail / Caribou.
Google Docs : Nouveauté depuis quelques heures, la possibilité d'utiliser des
thèmes pour ses documents, tableurs et présentations. Ces thèmes s'appliquent depuis de nouveaux documents. Environs 300 sont disponibles dans le
répertoire dédié. Également disponible, une
vue en plein écran (avec une largeur fixe éventuellement) accessible via le menu "View > Full-screen Mode". Cela se rajoute à la possibilité d'envoyer sur les serveurs de Google des
fichiers PDF, de sauvegarder au
format PPT ses présentations, d'éditer des feuilles de calculs
sans se connecter (wiki) ou de les
traduire automatiquement, et enfin de créer un "
Dashboard" pour ses recherches afin de mieux s'y retrouver dans ses montagnes de documents... A moins d'utiliser les dossiers colorés.
Orkut : Orkut ressemble de plus en plus à... son concurrent :
Facebook ! Avec l'ajout de messages de statut, des applications chronophages et inutiles et avec l'extension de la limite du nombre de photos que l'on peut envoyer, le réseau social de Google essaye clairement de
rattraper le retard accumulé. D'autres fonctions fraîchement disponibles comme l'insertion de vidéos directement depuis Youtube, le glisser-déplacer pour organiser son interface ou le signalement de spams ne peuvent qu'améliorer ce service.
Google Code : Google aime les développeurs web, et leur facilite la vie en centralisant toute la documentation nécessaire à l'usage des standards HTML, CSS et DOM notamment avec
Google doctype. Dans le même genre, les fonctions des objets JavaScript, PHP ou Java sont regroupés telle une "javadoc",
dans Google recherche de Code.
Nouveautés en cours de tests
Google News : Une nouvelle organisation des informations est en cours de tests. Plus de photos pour les articles scientifiques, plus d'actualités "en temps réel", un titre résumé pour les regroupement d'informations...
A découvrir.
Blogger : Nouveautés à venir dans Blogger actuellement en cours de tests via Blogger in Draft : une nouvelle barre d'outils, une sauvegarde automatique en AJAX, des bugs en moins (et
en plus, ce qui est plus original). Ces nouveautés seront, si concluantes, mises à disposition de tous les utilisateurs de Blogger. On notera également le retour de
MeasureMap via Google Analytics intégré dans Blogger (en béta privée, pour le moment). Enfin l'une des fonctions en test est désormais "vivante" : vous pouvez programmer la publication d'un article à l'avance.
Google Experimental Search : L'effet Digg dans Google ? Tout le monde parle en ce moment de la possibilité de modifier les résultats de recherche. Déplacer, réorganiser, supprimer, c'est à votre bon coeur. Cependant la chose n'est pas si nouvelle puisque nous vous en parlions déjà en
décembre 2007.
Nouveautés à venir
Gears : Il sera possible de consulter hors ligne Gmail et Google Calendar d'ici 6 semaines selon Andrew Fogg qui a pu tester ces fonctions chez Google. Ces fonctions très attendues ne sont cependant pas plus détaillées pour le moment, on ne sait pas par exemple quel sera le critère de sélection des mails consultables (nombres, ancienneté, taille, pièce jointe...).
Jaiku : On ne vous oublie pas, oh non, jamais... C'est en substance les mots d'un des derniers billets du blog officiel de Jaiku. La migration sur Google Apps Engine est en cours ainsi que des nouvelles fonctions dont nous n'avons pas de détails pour le moment. En espérant que Jaiku reste plus fiable que son cousin
Twitter...
Sources : Google Operating System, Google Blogoscoped, et les (trop) nombreux blogs officiels de Google.(*) Note de TOMHTML, le Rédac' chef en question : "...dont beaucoup de travail qui vous est destiné, chers lecteurs de Zorgloob aux 4 coins du monde. Nous recherchons également des contributeurs volontaires qui souhaiteraient publier des articles ici, que ce soit des articles originaux (sujets d'actualité, nouveaux points de vue sur un état de fait de l'empire Google) ou pour des "Google en bref" (on a de quoi faire), comme Luka vient de le faire ici même. Contactez-nous."
17 juillet 2008
Encore un super trimestre pour Google...Google vient d'annoncer ses résultats financiers pour l'exercice du 2ème trimestre 2008 :
5,37 milliards de $ de revenus, soit une augmentation de
39% par rapport à 2007 et
3% par rapport au 1er trimestre 2008. C'est légèrement moins bien que le trimestre dernier mais cela reste très exceptionnel !
La proportion des revenus à l'international représente 52% pour un montant de 2,80 milliards de $. Le Royaume-Uni à lui seul totalise 774 Millions de $ (14%).
Au
30 Juin 2008, Google compte
19 604 employés à plein temps... Le nombre d'employés continue à augmenter, mais moins que d'habitude (seulement 448
embauches emplois supplémentaires pour ce trimestre...)
Tous les chiffres en détail
ici...
Edition du 17/7 par Kendos :
Tom joue sur les mots... c'est corrigé...
Edition du 18/7 par Kendos :Comme tous les trimestres, une mise à jour du graphique sur
l'évolution du nombre de Googlers s'impose...
Le site américain Valleywag a publié un article relatif aux petites magouilles faites par l'improbable trio Sergey Brin - sa femme - Michael J. Fox. Voici sa traduction...Selon le
code de conduite de l'entreprise, les employés de Google ont pour mot d'ordre d'éviter ne serait-ce que l'évocation d'un conflit d'intérêt.
Sergey Brin semble par contre exempt de telles broutilles bureaucratiques. Le co-fondateur avait déjà flirté avec les limites éthiques lorsqu'il a prêté de l'argent à
23andMe, une startup de test génétique cofondée par sa femme, Anne Wojcicki, prêt que Google a dû rembourser en investissant dans l'entreprise. Le comité de direction de Google et son PDG Eric Schmidt ont joyeusement
mis un terme à cet accord. Maintenant, Brin a trouvé un nouveau moyen d'envoyer des fonds à 23andMe, cette fois par l'intermédiaire d'une oeuvre de charité -- en boostant au passage la valeur des investissements de Google et du patrimoine de sa femme. Brin peut prétendre que c'est pour la bonne cause, mais ces accords empestent la magouille financière.
Brin possède une fondation privée, fondée avec une partie de sa fortune amassée avec Google. Le
principal bénéficiaire de sa générosité est la
fondation Michael J. Fox, une organisation fondée par l'acteur canadien (de
Retour vers le futur, entre-autres) et dédiée à la recherche sur Parkinson, dont Fox est atteint.
En mai, 23andMe a annoncé que les
patients atteints de la maladie de Parkinson pourraient profiter de ses services de tests génétiques. Ces tests seraient financés par
une subvention de 600 000 dollars de la part de la fondation Fox. Wojcicki a décrit cette approche dans un
article du Huffington Post comme la "Recherche 2.0". A notre humble avis, cela se rapproche plus d'un bon vieil arrangement douteux.
Voici quelques questions que nous sommes en droit de nous poser : la donation de Brin était-elle réellement une donation, puisqu'une partie de celle-ci s'est retrouvée dans les poche de sa femme ? Les subventions de la fondation Fox devraient-elles être considérées comme un revenu pour 23andMe, étant donné que l'on peut remonter à Brin, le cofondateur de Google, et un important investisseur de cette startup, en suivant le parcours de cet argent ? Si les officiels de l'IRS et la SEC (
ndt : deux commissions de contrôle des transactions financières) n'examinent pas ce cas, alors c'est qu'ils ne font pas leur boulot.
Comment Brin peut-il encore se regarder dans un miroir, s'il croit réellement au code de conduite de son entreprise et à la culture du "
Dont' be evil" qu'il a contribué à implanter chez Google ? Google devrait immédiatement revendre ses parts de 23andMe. 23andMe devrait rendre à la fondation Fox sa subvention et la fondation Fox devrait rembourser à Brin ses donations.
Brin, dont la fortune personnelle a été récemment estimée à 18,5 milliards de dollars, peut aisément se permettre d'investir personnellement dans la startup de sa femme. Il n'y a aurait aucun conflit d'intérêt ; il sera simplement vu comme un mari indulgent et soutenant sa femme. Le problème survient quand il commence à utiliser l'argent des autres pour financer personnellement l'entreprise de sa femme. Les capitaux de Google ne devraient pas servir à financer ses expériences ; pas plus que ceux de la fondation Michael J. Fox. Et les contribuables américains ne devraient pas payer l'addition, surtout quand on sait que les tests menés par 23andMe
ne seraient même pas légaux aux yeux de la loi californienne.
Le succès de Google a persuadé Brin qu'il n'avait pas besoin de prêter attention aux conseils de ses semblables, ou de suivre leurs petites lois ; son instinct l'a rendu incroyablement riche, alors pourquoi le devrait-il ? Il n'a certes pas franchi les limites de la légalité, mais cela prouve qu'il est en bonne voie pour le faire. Sergey, arrêtez maintenant, avant de vraiment vous mettre dans l'embarras.
[Article publié par
le site américain Valleywag, traduit par Kaayru pour
NeoNet et
Zorgloob]
16 juillet 2008
Kaayru, le webmaster du site NeoNet 2.0, nous donne son point de vue sur un sujet qui intrigue, épate ou agace bon nombre d'internautes.Vous vous demandez sans doute comment Google se débrouille toujours pour être un service incontournable. Pourquoi sont-ils partout ? Est-ce parce que ses concurrents sont moins performants ? A cette question, tout bon analyste vous répondra par la négative. Bien sûr, certains des services Google sont meilleurs que les autres, mais c'est loin d'être la majorité. Alors pourquoi cette omniprésence ?
Un élément de réponse se trouve dans la stratégie marketing de Google. Un nouvel exemple vient de nous en être donné, avec
l'intégration des Outils pour Webmaster de Google aux comptes des clients de certains hébergeurs. Comment mieux toucher les webmasters qu'en intégrant le produit à l'élément incontournable de tout site web : l'hébergeur. Pourquoi aller chercher ailleurs si votre hébergeur vous fournit ces services automatiquement et sans frais ?
La force de Google réside dans
ses partenariats. Il y a quantité d'exemples de ce type, le plus célèbre d'entre-eux étant l'intégration de la barre d'outil Google à l'étoile montante des navigateurs, le bien nommé Firefox. Via cette barre d'outil, l'utilisateur lambda qui par curiosité va cliquer au hasard se verra proposer de s'inscrire à la panoplie des services Google. Dans le même genre, on se souvient que Google a signé
un partenariat avec Dell Computers pour que le pack Google (Web Accelerator, Google Toolbar, Picasa...) soit fourni avec les ordinateurs de la marque texane.
Dans un autre registre, on sait que Google a signé
avec News Corp' Interactive Media pour fournir recherche et publicités sur le réseau MySpace. Plus récemment enfin, Google a conclut
un accord bruyant et controversé avec son concurrent direct Yahoo! pour que des annonces Google AdSense soient affichées dans les encarts publicitaires de Yahoo!.
Pour ces raisons, Google est souvent représenté par une énorme araignée qui tisse sa toile tranquillement, s'insinuant un peu partout, voire en absorbant carrément certaines startups (comme
YouTube). On pourrait par exemple craindre que Google n'utilise toutes ces informations engendrées sur nous au fil des années pour un jour mieux nous contrôler (voir
cet excellent billet du blog 2803). Bref, je ne vais pas me lancer dans des affabulations et hypothétiques futurs, ce n'est pas le sujet de ce billet... Peut-être le prochain !
[Article rédigé par
Kaayru]

Le
Google Zeitgeist International pour le mois de
Juin 2008 est désormais disponible.
Voici les
recherches des français en plus forte progression pour cette période :
1.
France Billet - 2.
Tchat Land - 3.
Paris Tennis - 4.
Vin - 5.
Environnement - 6.
ProBTP - 7.
Piaggio - 8.
Top 14 - 9.
GWShop - 10.
Robe de Marié - 11.
Safari - 12.
Espace Pub - 13.
Télévision - 14.
Robes de Mariées - 15.
eBuddyRappelons à nos lecteurs qu'il ne s'agit pas des mots-clefs les plus recherchés sur Google, mais des requêtes connaissant une forte progression... Comme d'habitude dans ce Zeitgeist, certaines s'expliquent facilement vu la période de l'année (le mariage, le tennis, les spectacles...), d'autres semblent toujours aussi étranges (ProBTP, Piaggio, GWShop...). Il serait intéressant, qu'un jour, Google nous communique quelques données chiffrées sur ce classement...
14 juillet 2008
14 juillet, impossible d'y échapper !Comme chaque année, Google publie un logo spécial sur la page d'accueil de
Google.fr. Cette année, c'est un joli logo qui nous est offert, même si le mot "Google" n'est pas forcément très visible au premier abord.
Joli, non ? Pour mémoire, le logo de l'an dernier est
ici, celui de 2006 est
ici. On dirait une vue de
Google Street View...
13 juillet 2008
Une nouvelle façon de s'amuser aux dépens d'un outil de Google, ou de faire passer des messages...Google Hot Trends, l'outil de Google qui permet de connaître en quasi-temps réel les mots-clés les plus recherchés sur le moteur de recherche, vient une nouvelle fois d'être détourné.

La
première fois, c'était il y a trois jours, quand un(e) svastika, le signe hindou malheureusement popularisé par Hitler lorsqu'il l'a choisi comme symbole pour le parti Nazi, que l'on appelle alors "la croix gammée".
Il existe un caractère unicode pour ce symbole. Un forum chinois invitait ses lecteurs à cliquer sur un lien - une recherche sur Google portant sur ce symbôle - pour en connaître la signification.
Cela a eu pour effet, accidentel, de placer le svastika en tête des expressions les plus recherchées du moment.
Capture d'écran réalisée pour le site
DrudgeReport.com.
Aujourd'hui, un groupe de plaisantins sur
4chan, un forum anglophone très populaire (150 000 visiteurs chaque jour), a réussi à placer quelques unes de ses expressions au sommet des recherches les plus effectuées sur Google. Et cette attaque là, que l'on pourrait qualifier de
Google Trends Bombing, est belle est bien volontaire.
Si vous comprenez deux mots d'anglais, retournez votre tête pour lire le message...C'est quand même fort. Cela utilise encore une fois des caractères unicodes. Vous pouvez apercevoir le pic dû à l'afflux de requêtes
sur cette page, et une page en cache est disponible
ici. Comme le relate le
Los Angeles Times, ces mêmes petits malins ont pu placer la phrase "
scientology is a cult" (
la scientologie est une secte) dans ce même classement automatisé.
Les attaques de ce genre, pour l'instant "amusantes", bientôt politiques ou diffamatoires, n'en sont qu'à leur commencement. Attendez-vous au pire... Et
cliquez ici :)
12 juillet 2008
Un point sur les accords signés par le géant de la recherche.Ces derniers mois, Google a signé des pactes avec plusieurs grandes entreprises. Avec
Salesforce tout d'abord, le leader mondial du CRM,
en avril dernier. L'accord se base sur Google Apps : les clients de Salesforce se voient maintenant proposés les outils de Google. Citons ensuite
Panorama, qui se couple à Google Docs.
Les partenariats se signent également en France, autour de Youtube, de Google Livres (
la preuve hier) mais surtout autour de Google Apps. A l'image de l'Australie où les partenariats avec les universités se signent
à la chaîne (plus de 143 000 étudiants bénéficient de Google Apps, 1 300 000 pour Gmail), Google France a fait basculer l'école ESC Lille à Google Apps, Paris V et une grande école de Lyon devraient suivre. L'objectif pour Google ? Fidéliser les futurs cadres et ingénieurs à Google Apps, pour ensuite favoriser la vente du système aux entreprises. [
merci Tristan pour l'info]
Côté cartographie,
Garmin et
TomTom (TeleAtlas), deux géants de GPS, ont eux aussi signé avec Google. Difficile à dire, pour l'instant, à qui de Google ou des fabriquants/exploitants de GPS ces partenariats vont profiter le plus.
D'autres partenariats très intéressants sont à signaler. L'un
avec IBM, pour Google Apps encore, l'autre avec
BrightSource, une startup spécialisée dans l'énergie solaire. Touche écolo de
Google.org oblige.
Concernant les rumeurs, elles ont été nombreuses ces derniers mois, comme toujours avec Google. L'une des plus importantes était relative à
Skype, qui aurait été sur le point d'être vendu à Google en avril dernier. On attend encore le coup de fil de confirmation... Autre rumeur, dont nous vous
parlions déjà en mars, affirme que Google serait prêt à racheter Digg, le très populaire site d'information américain. Cette rumeur revient à grand pas cette semaine avec la publication de cette photo par
le New York Times :
Il s'agît de Jay Adelson, le PDG de Digg, tout sourire avec Larry Page, co-fondateur de Google. Quand on parle de centaines de millions de dollars, ça a de quoi donner le sourire, en effet.
Le vendredi, on retrouve ce même Larry Page, en compagnie de son comparse Sergey Brin, à table avec...
Jerry Yang, le PDG de Yahoo!. Officiellement, "
Google plaide pour un Yahoo indépendant", notamment face à Microsoft. Mais dans les faits,
les photos de Reuters montrent que les géants de la recherche et de la publicité en ligne ne sont pas si indépendants que cela... A vous de vous faire votre opinion, la suite aux prochains épisodes...
11 juillet 2008
Résumé de l'actualité de Google de ces derniers mois.Après
Google Earth et Google Maps, Zorgloob.com s'attaque aujourd'hui à l'actualité de Youtube, le service d'hébergement vidéo de Google. De nombreuses nouveautés sont à signaler ces derniers mois, mais il est à parier que l'utilisateur lambda, celui qui ne fait que regarder des vidéos, le plus souvent imbriquées dans des pages web tierces, ne les a pas remarqué.
Du côté du compte utilisateur, quelques légères modifications du design sont à signaler, notamment concernant
la messagerie. De même pour
les pages de résultats de recherches. La seule vraie nouveauté est l'arrivée des
statistiques détaillées de consultation des vidéos. Petite astuce à ce propos, si vous ne parvenez pas à accéder aux statistiques de vos vidéos rejetées/censurées en passant par la page "
mes vidéos", essayez en utilisant
cette page directement.
Pour les utilisateurs qui envoient de la vidéo, une autre nouveauté de taille est à signaler :
la fin de la limite des 10 minutes. En effet, jusqu'à il y a peu, il était impossible de mettre en ligne des vidéos dont la durée excédait 10 minutes, ceci dans le but d'empêcher de mettre en ligne des films... Suite à l'arrivée de
plate-formes pour les cinéastes, cette limite a été abolie. Subsiste encore la limite du gigaoctet.
Toujours pour les "générateurs de contenus", le programme
InVideo débarque en France. "Si vous créez des vidéos originales, vues par des milliers d'utilisateurs Youtube et que vous en détenez les droits d'auteur et de diffusion sur l'ensemble des contenus audio et vidéo que vous envoyez, vous pouvez dès à présent monétiser ce contenu avec AdSense", explique
le blog Inside Adsense. Monétiser est un bien grand mot, si on estime à 0,80 dollars les revenus engrangés pour 1000 affichages de vidéo... Des miettes, comparé à
ce que gagne Google avec Youtube - même s'ils essaient de
nous faire croire le contraire. Le
partenariat avec iTunes rapporte sans doute plus (pas forcément aux artistes, comme d'habitude).
Vous en avez certainement entendu parlé, un juge américain a ordonné à Google de fournir à Viacom (MTV) ce qu'il demandait : les archives de connexion à Youtube, pour savoir combien de personnes ont profité des clips diffusés en ligne illégalement. Comme le résume SearchEngineWatch.com :
Le Juge protège le code source de Google, mais pas les utilisateurs de Youtube. Google devrait donc aussi fournir les IP des utilisateurs, ce qui a de quoi faire peur.
Sur son blog, l'équipe de Youtube tente désespérement de rassurer ses lecteurs.
On a cru un moment que le même genre d'affaire puisse arriver en France, par le biais de TF1.
En avril, on apprenait que la chaîne de télévision française avait décidé de porter plainte contre Youtube. Depuis, pas de nouvelle, on ne sait même pas si une plainte a réellement été déposée. Il faut dire qu'
il y a un an, les mêmes rumeurs avaient circulé, même constat. D'ailleurs, pourquoi TF1 porterait plainte ? Il n'y a
pratiquement pas de vidéos supprimées par TF1 sur Youtube, et le fait de diffuser des séries en troisième partie de soirée (cf
Heroes) ou de ne plus les diffuser du tout (cf
24, pas de Jack Bauer cet été) nuit sans doute bien plus à la chaîne que le piratage...
A part ça, en bref, Youtube a fait son arrivée
en Inde, et
un divorce a été organisé par le biais de Youtube - 3ème millénaire oblige. Profitons de cet article pour glisser un mot sur l'actualité de
Google Vidéo, le grand frère de Youtube que l'on pensait mort et enterré. Ce n'est finalement pas le cas, même son blog officiel qui avait été fermé est
de nouveau en ligne. Quoi de neuf ? A part
un léger changement de design et des
pages de résultats sous forme de grilles de vignettes, pas grand chose. Le zombie s'est fait une beauté n'est pas encore totalement réveillé.
A bientôt, pour d'autres articles "en bref".
Google a signé un partenariat avec la bibliothèque municipale de Lyon, la deuxième plus importante de France.La Bibliothèque Municipale de Lyon s'associe aujourd'hui au programme Google Recherche de Livres et constitue ainsi la première bibliothèque française à participer au programme Google Recherche de Livres, explique le communiqué de presse émis par Google France. Un coup fort porté par Google contre
ses critiques, très nombreuses notamment en France.
A travers son programme Google Recherche de Livres, Google numérisera uniquement les livres libres de droits d'auteur et rendra ainsi accessibles aux lecteurs du monde entier quelques-unes des plus grandes oeuvres de la littérature et des sciences humaines en français.
Offrant l'une des plus anciennes et importante collection en Europe, la Bibliothèque Municipale de Lyon va accroître sensiblement le nombre de livres de langue française dans l'index de Google Recherche de Livres, ajoutant des milliers d'ouvrages au programme. Des impressions rares Lyonnaises du XVIème (Maurice Scève, Nostradamus, ...) aux grands récits de voyages du XIXème, en passant par les grands traités scientifiques comme la première édition des Principa de Newton, annotés par Malebranche, ces pièces uniques seront maintenant accessibles en ligne aux internautes du monde entier.
La numérisation et la mise en ligne du fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon permet à la Ville de Lyon d'ouvrir sa bibliothèque municipale au monde, explique Gérard Collomb, sénateur et maire de Lyon.
La numérisation, couplée à l'usage de l'Internet, offre désormais la possibilité de répondre à la fois à un souci de sauvegarde, grâce aux copies numériques, mais aussi de valorisation et d'accessibilité grâce aux immenses possibilités de lecture à distance.
Ça chauffe pour
Europeana, l'équivalent de Google Books pour la BnF (qui comprend la bibliothèque François Mitterrand à Tolbiac). Jean-Noël Jeanneney, qui avait fortement critiqué Google Books lors de son arrivée en Europe, doit s'en mordre les doigts...
09 juillet 2008
Et encore un !Nous sommes le mercredi 9 juillet 2008, l'Argentine fête aujourd'hui le 192
ème anniversaire de son indépendance - bien qu'en réalité ce pays était déjà indépendant depuis la révolution de mai 1810. Comme à son habitude, le moteur de recherche Google publie
sur sa page d'accueil locale un logo particulier pour commémorer l'évènement.
Rappelons que Google dispose déjà de bureaux en Argentine, à Buenos Aires, depuis mars 2007. La présidente Cristina Kirchner était venue les visiter il y a à peine un mois.
[merci F.J.]
Google se lance sur les traces de Second Life. Mais on ne sait pas pourquoi.Le projet de Google dont nous avions trouvé des traces sous le nom de code "fiji" ou "Google Rooms" est maintenant ouvert à tous en version béta. Son nom :
Lively (by Google). Avec un plugin de seulement 468 ko (utilisable sous Windows uniquement) l'installation est très rapide et se fait via le navigateur de son choix (avec un choix réduit à IE ou Firefox). Par contre les 250 Mo (et +) de RAM utilisés après quelques minutes d'utilisation ne sont pas sans rappeler le plugin Google Earth...
A quoi sert ce service ? On pourrait facilement répondre "À rien" sans trop se tromper, tant pis pour
Niniane Wang qui a passé de nombreux mois au développement de ce projet. Le concept de monde 3D dans un navigateur est tout de même assez novateur. Avec Lively, chacun peut créer des "Rooms" (pièces) et un avatar à son image. Ensuite, il suffit d'intégrer sa pièce dans une page web, comme on le fait avec une vidéo Youtube ou une carte Google Maps par exemple. Chaque visiteur de la page ainsi équipée peut alors discuter avec son avatar dans cette sale virtuelle. Une sorte de Google Talk en 3D dans le navigateur.
Quelles sont les évolutions possibles de ce service ? On peut imaginer qu'il sera possible d'intégrer des objets créé sous
Google SketchUp ou des couches d'information Google Earth (comme des bâtiments ou des données topographiques). On peut également penser que ce sera la prochaine évolution de Google Talk, avec un nouveau client permettant de rejoindre des salles en 3D. Enfin on peut aussi penser à des nouvelles formes de publicités en 3D qui seraient intégrées dans ce monde virtuel (Spécialité de
Adscape Media, acheté par Google en février 2007).
Une fois le plugin téléchargé et connecté au compte, vous pouvez créer votre avatar, votre personnage. Choisissez ses cheveux, ses vêtements, sa forme... Vous pourrez ensuite dialoguer avec les autres personnages dans la pièce (l'une d'elle est la fidèle représentation du hall d'entrée du Googleplex, une musique de Kill Bill en plus), faire des actions (sourire, danser, frapper d'autres personnages), utiliser et déplacer des objets, etc. Il y a même
un catalogue d'objets.
Laissez-n