Le 20 août 2008

Il y a quatre ans, Google entrait en Bourse


Google googledollar Souvenez-vous, à l’époque une action ne coûtait que 85 dollars.

Le 19 août 2004, l’entreprise Google entrait officiellement en Bourse. Les actions coûtaient alors 85 dollars. Quatre ans plus tard, une action Google s’échange 400 dollars plus cher, c’est-à-dire plus de 330 euros. La firme est maintenant capitalisée à 104 milliards d’euros. Avec l’argent ainsi engrangé, Google a pu faire de nouvelles acquisitions, telles Youtube, Feedburner, DoubleClick et tant d’autres.

Le parcours du GOOG (ou GGEA, à la bourse de Londres) n’a toutefois pas été qu’une simple croissance quasi-exponentielle. En 2006 déjà, quelques signes de faiblesse se faisaient sentir. Début 2008, l’action est passée de 700 à 430 dollars, de quoi en inciter plus d’un à vendre ses actions. Du moins, ceux qui en ont.

Quatre ans de GOOG : evolution de Google en Bourse sur 4 ans.

C’est ainsi que 2008 a vu partir un nombre important d’employés, pour deux raison principales. Ceux qui étaient là avant l’introduction en Bourse ont bénéficié des actions qui leur avaient été accordées, et sont devenus tous ou presque millionnaires. Certains d’entre eux sont donc partis vers d’autres horizons, de nouvelles aventures où ils ne risquent pas de se retrouver sans le sou du jour au lendemain.

D’un autre côté, les employés embauchés après 2004 n’ont pas eu droit à ces actions. Il semble en effet difficile de travailler à côté de collègues qui ont le même niveau technique que vous, le même échelon dans la hiérarchie, mais qui sont multi-millionnaires car ils sont arrivés dans la boîte quelques mois plus tôt… D’où le départ massif vers ces compagnies qui promettent une entrée en bourse : Facebook, Bebo, …

Ajoutez à cela des prix en garderie trop élevés, on comprend mieux pourquoi 10% des employés de Facebook viendraient tout droit du Googleplex ! Parmi les départs de ces derniers mois, on notera ceux d’Elliot Schrage, de Sheryl Sandberg, Eric Case, Ethan Beard, Vic Gundotra, Kimberley « kimbalina », Louis Monier, Richard Kimber, etc. La France ne déroge pas à la régle, puisqu’un certains nombre d’employés ont préféré quitter le navire, à l’image d’Alan Boydell, ex-monsieur Google Analytics en France, parti rejoindre l’équipe de Keyade comme plusieurs autres Googlers.

Est-ce une fuite des cerveaux ? Non, nous explique Trends.be, qui signale qu’il y a eu beaucoup plus de départs chez Yahoo! et qu’on en a pas plus parlé pour autant. D’ailleurs, le nombre total d’employés ne cesse de progresser, preuve qu’il n’y a pas que des gens qui quittent Google; d’autres y entrent. Mais pour combien de temps ?

Publié le 20 août 2008 à 21:35 par dans Actualité

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