Le 11 avril 2008

Suivre la flamme olympique sur Google… en Chine


sloganDepuis quelques jours, Google propose aux internautes de suivre le parcours de la flamme olympique sur Google Maps. Un minisite a ainsi été créé pour l’occasion, en français, en anglais, en espagnol et en chinois.

Sur les trois premières versions, on découvre une simple mashup de Google Maps avec le tracé du parcours de la carte. Lorsque l’on clique sur l’une des villes par laquelle la flamme est passée (ou va passer), une popup affiche une photo de la ville, sans autre information essentielle.

Google Maps flamme olympique en chine

Les Jeux Olympiques de cet été se dérouleront en Chine, c’est donc en chinois que ce minisite a été le plus développé, avec des informations supplémentaires concernant les villes et des vidéos du passage du relais. C’est là que le bât blesse. Ces vidéos proviennent d’un partenariat avec CCTV, le principal réseau de télévision publique du pays. Le « France Télévisions » local, mais bien plus à la botte du gouvernement que son équivalent français.

Les vidéos que propose ainsi Google sont des reportages effectués par cette télévision lors du passage de la flamme olympique dans chaque ville. De nombreuses manifestations et conflits ont eu lieu au passage de ce symbole au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis. Pourtant, les reportages expliquent que la foule était nombreuse à Paris pour applaudir le passage de la flamme, notamment au départ et à l’arrivée, et celui consacré à San-Francisco montre une foule en liesse avec des drapeaux chinois et des pancartes « Allez la Chine !« , puis un large plan montrant la flamme tenue fièrement par une athlète. Il faut dire que c’était les seul moment où la flamme n’a pas été cachée ou éteinte. Bien loin des manifestations largement médiatisées dans le reste du monde.

La mission de Google est « d’organiser à l’échelle mondiale les informations dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous ». Ce minisite semble pourtant aller à l’encontre des valeurs officielles du moteur, tout comme Google News et d’autres services bloqués ou censurés en Chine.

Don’t be evil?

Publié le 11 avril 2008 à 13:20 par dans Actualité

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