Le 3 avril 2008

Google lâche Performics


doubleclick La firme de Mountain View met fin à une situation paradoxale.

Quand deux géants fusionnent, cela ne fait pas que des heureux. Il y a un an, Google annonçait le rachat de la puissante régie publicitaire DoubleClick; l’acquisition effective a été conclue le mois dernier. Par la même occasion, le géant de la recherche prenait possession d’une filiale de DoubleClick, Performics, une importante société… de référencement et d’affiliation.

Dès le départ, l’annonce de l’acquisition de Performics avait provoqué beaucoup de remous. En effet, c’est un important conflit d’intérêt. Impossible de rester indifférent face à une telle situation. Performics est le troisième plus important réseau d’affiliation aux États-Unis, et travaille avec d’importants clients tels que Motorola, Sony ou H-P. Il y a 300 personnes qui travaillent pour Performics.

Aujourd’hui, un message sur le blog officiel de Google annonce que l’entreprise se sépare de la partie SEM de Performics. Le géant de la recherche juge que la situation est contraire à la mission de la firme. Cette partie de Performics est donc actuellement en vente.

C’est un coup dur pour DoubleClick, dont les employés sont gravement menacés par le rachat de leur entreprise par Google. En effet, de nombreux métiers sont communs à Google et à DoubleClick, des doublons qui pousse Google à devoir licencier des personnes. Les employés doivent donc passer une nouvelle fois leur entretien d’embauche pour garder leur poste. C’est plus de 300 personnes qui devraient ainsi être mises à la porte, juste parce que quelqu’un d’autre occupe déjà le même poste que le leur chez Google. Hier par exemple, toute l’équipe de compta de DoubleClick a été virée.

DoubleClick message Facebook Il y a quelques jours encore, certains employés de Google narguaient allègrement les employés de DoubleClick par le biais d’une publicité sur Facebook. Le message, découvert par nos confrères de Valleywag, indiquait « Salut DoubleClick ! S’il-vous-plaît, arrêtez de profiter de nos services, peut-être qu’on ne vous virera pas* ». Ambiance, ambiance…


(*) Traduction approximative d’une expression américaine intraduisible et bien plus méprisante.

Publié le 3 avril 2008 à 12:09 par dans Actualité

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