Le 27 février 2008

La notion de public/privé selon Google


public prive Une notion qui varie selon les services… Zorgloob fait le point !

Lorsque vous fournissez une information ou un document à Google, vous savez en général si ce que vous allez fournir va être rendu public ou rester privé. Du moins, c’est ce que vous pensez. Si vous souhaitez partager un document confidentiel à un contact, ce document est-il considéré comme public ou privé ?

Dans cet article, vous verrez à quel point la réponse à cette question varie selon les services. Certains services ne proposent même pas de réponse… Parfois, un service dit privé peut se révéler très bavard, voire trop, et vice versa. Par ailleurs, le niveau de détail dans la gestion de la confidentialité de vos informations varie lui aussi selon les services.

Pour chaque service qui permet de partager des informations, ou qui le devrait, nous avons noté ce niveau de précision dans la confidentialité. Autrement dit, jusqu’à quel point vous avez le contrôle de votre contenu.

Google AdSenseGoogle AdSense : Part défaut, Vos informations et votre argent sont privés, et c’est tant mieux ! Il est cependant possible de partager certaines informations et les revenus générés via l’API d’AdSense. A condition d’avoir 100 000 pages vues par jour minimum. Vous avez toutefois le contrôle sur les applications en ligne qui ont accès à votre compte (Blogger et Google Co-op par exemple).
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Google AdwordsGoogle Adwords : Si vous gérez votre compte seul, tout est évidemment privé, sauf les annonces qui elles sont vues par les internautes. Cependant, si vous faites appel à un prestataire pour gérer vos campagnes marketing en ligne, vous pouvez autoriser un autre utilisateur d’avoir pratiquement tous les pouvoirs sur votre compte.
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Google AnalyticsGoogle Analytics : Il n’est pas possible de rendre ses statistiques publiques, il est cependant possible d’offrir à des personnes sélectionnées un accès plus ou moins limité à un ou plusieurs profils du compte. En tant qu’administrateur, vous pouvez à tout moment retirer le droits d’accès à certains utilisateurs.
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BloggerBlogger : Tout comme Analytics, l’accès à la plate-forme de blogs de Google peut être cadré très précisément. Si le blog est public, tout le monde peut le consulter ; sinon il est uniquement visible par ses auteurs. Quant à ces derniers, ils sont soit administrateur, soit rédacteur, soit simple lecteur. En modifiant les paramètres du blog, il est même possible de le rendre public tout en évitant d’en faire la promotion via les moteurs de recherches (classiques ou blogsearch). Lorsque Blogger fonctionne en mode FTP, l’administrateur a tout pouvoir sur les fichiers.
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Google BookmarksGoogle Bookmarks : Ce service ne propose pas de rendre publique les adresses que l’on a sauvegardées. Dommage, mais au moins celles que l’on garde restent bien privées. Elles sont toutefois accessibles via d’autres ordinateurs, là vous où vous vous connectez à votre compte Google.
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Google CalendarGoogle Calendar : Avec Google Agenda, vous avez la possibilité de rendre publiques vos réunions et autres conférences prévues. La confidentialité des données de vos agendas est très modulable : soit personne n’y accède, soit les utilisateurs voient quand vous êtes occupés et quand vous ne l’êtes pas, soit ils peuvent connaître votre agenda dans les moindres détails. Ils peuvent aussi avoir le droit d’ajouter et modifier des évènements. Il est également possible de sélectionner individuellement les utilisateurs autorisés à consulter vos données, qu’ils aient accès au détail des agendas ou pas. Lorsque vous partagez un évènement, vous ne partagez que cet évènement avec personnes choisies. Toutefois, tout agenda public est automatiquement consultable via le moteur de recherche de Google Calendar. Ainsi, si vous souhaitez partager un agenda aux utilisateurs d’un intranet grâce à l’API fournie, vous serez obligés de le rendre public…
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Google DocsGoogle Docs : Par défaut, les documents que vous créez sont complètement privés. Si vous les invitez, des collaborateurs sélectionnés (nominativement ou pas) peuvent avoir un droit de lecture, voire d’écriture, sur vos documents. Les rendre publics ne signifie pas obligatoirement qu’ils seront immédiatement indexés sur les moteurs de recherches. Un document public peut à tout moment redevenir privé.
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FeedBurnerFeedBurner : Les statistiques de vos flux sont privées avec FeedBurner. Vous pouvez tout au plus cocher une case (FeedCount) pour rendre public le nombre d’abonnés à vos flux. Même si vous n’en faites pas la publicité, il est facile de trouver le nombre d’abonnés à ces flux, la syntaxe de l’URL étant http://feeds.feedburner.com/~fc/COMPTE/FLUX. Il n’est pas possible de limiter l’accès au flux, ni de partager les statistiques détaillées avec des collaborateurs. Pas très pratique donc.
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Google GroupsGoogle Groups : Le niveau de personnalisation de la confidentialité est redoutable. Un groupe est soit privé, soit public, auquel cas il est présent sur les moteurs de recherche. Les groupes privés peuvent être accessibles sur invitation, en lecture seule ou avec le droit d’y rédiger des messages et/ou d’envoyer des fichiers. Le même niveau de détail est présent pour les groupes publics, même si une simple inscription suffit. Vous pouvez limiter l’accès au groupe aux personnes de plus de 18 ans. La publication de la liste des membres est elle aussi soumise au bon vouloir du gestionnaire du groupe. Rien à redire, si ce n’est des problèmes pour créer des groupes actuellement rencontrés par les utilisateurs depuis une semaine.
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Google Project HostingGoogle Project Hosting : Là c’est simple, tout est public. Il n’est pour l’instant pas possible de réaliser et héberger sur ce service des projets destinés à rester privés. Tout cela est clairement expliqué, c’est déjà ça.
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iGoogleiGoogle : Bien entendu, le but d’une page personnalisée est qu’elle le soit unique, dédiée au besoin d’un utilisateur particulier. Mais on peut ressentir le besoin de partager un onglet avec un ou plusieurs contacts, sans pour autant les rendre public. Comme l’explique l’aide d’iGoogle : « notez que votre ami recevra uniquement les versions standard des gadgets. Les modifications que vous aurez apportées n’apparaitront pas. Par exemple, si vous avez établi une longue liste de tâches à effectuer dans un gadget que vous envoyez ensuite à un ami, celui-ci recevra un gadget vide et non la copie de votre liste de tâches. »
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JaikuJaiku : Le Twitter made in Google affiche vos messages courts à tous. La confidentialité sur Jaiku se limite à… une case à cocher, vous permettant de garder vos mises à jour à l’abri des regards indiscrets. Bon, en même temps, ce n’est pas le but principal de ce service. Mauvais point, chaque message que vous postez est potentiellement dupliqué sur les pages de tous vos contacts.
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Google MapsGoogle Maps : Les seules informations qu’il soit possible de partager à partir de Google Maps sont les cartes personnalisées « My Maps ». Les cartes que vous créez sont au départ uniquement visibles par vous. Vous pouvez ensuite partager votre carte avec certains de vos contacts, il vous suffit de leur donner l’URL de la carte. Seul problème, cette URL est à l’image d’un numéro de téléphone sur liste rouge : il n’est pas public, mais si l’un de vos contacts le publie sur Internet ou le tague sur un mur, tout le monde peut vous téléphoner. Le principe est le même ici. Vous êtes libres de laisser ou non les personnes modifier votre carte, sachant que seul le pseudonyme de la dernière personne à l’avoir modifiée est connu. Pour les cartes publiques, la seule différence est que votre carte apparait dans le moteur de recherche de Google Maps et Google Earth . Dans les deux cas, vous n’avez aucun moyen de savoir qui a accédé à votre carte. Une carte publique peut potentiellement être modifiée par tout le monde, sans que vous ayez à spécifier leurs adresses e-mail, si vous avez coché la case correspondante.
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Google Mashup EditorGoogle Mashup Editor : Pour rappel, ce service vous permet, comme son nom l’indique, de créer des applications agrégeant le contenu de différentes sources via un éditeur de code en ligne. GME propose un onglet « Published Apps », auquel cas il est légitime de penser que les mashups peuvent être soit publiques, soit privées. Et bien non. Le moindre de vos tests est accessible publiquement, la moindre de vos informations confidentielles que vous auriez pu y ajouter aussi… Et tout cela, juste après avoir enregistré votre fichier, sans prévenir.
03/20

Google NewsGoogle News : Dans le même style que Google Maps, vous pouvez partager votre page d’accueil de Google News via une simple URL à envoyer aux personnes de votre choix. Là encore, vous n’avez aucun moyen de savoir qui a vraiment accès à vos actualités. Fort heureusement, les autres utilisateurs ne peuvent pas modifier votre page.
14/20

Google NotebookGoogle Notebook : Le principe de ce « gestionnaire de marque-pages amélioré » est le même que celui de Google Docs. Par défaut, vos notes sont privées. Vous pouvez ensuite sélectionner précisément qui à le droit de voir ou modifier vos notes. Vous avez enfin la possibilité de rendre vos notes publiques, accessibles de tous via le moteur de recherche. Cependant, les personnes ayant le droit de modifier vos notes doivent obligatoirement être spécifiées manuellement.
17/20

OrkutOrkut : Chacune des informations que vous fournissez dans votre profil Orkut peut avoir un degré de confidentialité spécifique. Une info est visible par vous uniquement, par vos amis, par les amis de vos amis, ou par tout le monde. Tout sauf votre nom, votre prénom, votre sexe, votre pays, les langues parlées et le type de relations recherchées sur orkut qui sont visibles de tous. Par ailleurs, la moindre de vos faits et gestes est par défaut connu de tous vos contacts, via un système de veille d’activité comme sur Facebook . Vous pouvez toutefois spécifier de ne plus diffuser vos mises à jour. Tout cela mériterait bien un 19/20 si Google n’avait pas la fâcheuse tendance à fournir l’IP et la véritable identité de ses utilisateurs dès que la justice indienne, pakistanaise, brésilienne ou chinoise le lui demande.
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Google Page CreatorGoogle Page Creator : Même si les pages créés sont privées par défaut, Google fait tout pour que vous publiez votre page. En cachant le lien pour sauvegarder dans un coin de la page et en mettant bien en évidence le bouton « publier » là où l’on s’attendrait à voir le bouton « sauvegarder ». Privées ou publiques, vos pages ne peuvent être modifiées que par vous. Vous pouvez également envoyer des fichiers sur votre espace Google Pages, et c’est là où le bât blesse. Ironiquement, Google explique dans sa FAQ : « Je ne veux pas que mon proprio découvre que j’ai un furet de compagnie, comment puis-je ne pas publier mes pages ?« , la réponse : « Pas de panique, si vous souhaitez rendre privée n’importe quelle page, décochez simplement la case correspondante…« . Or c’est faux ! Premièrement, parce que si votre page a été indexée sur Google, elle restera dans le cache un bon moment encore… Deuxièmement, tout fichier que vous envoyez sur les serveurs de Google est obligatoirement public ! Ils sont de plus listés dans le fichier sitemap.xml, ce qui inclus que Google va les indexer. Tant pis pour la discrétion concernant les photos du furet… Et vous ne trouverez aucune trace de tout cela dans l’aide de ce service.
01/20

Picasa Web AlbumPicasa Web Album : Vos albums photos sont soit privés, soit publics. Dans le premier cas, vous pouvez tout de même communiquer une URL aux personnes de votre choix pour qu’elle puisse visualiser l’une de vos photos privées. Premier mauvais point : si elle a accès à une photo, elle a accès à tout le reste de l’album. Deuxième mauvais point : comme pour Google Actualités et Google Maps , vous n’avez aucun contrôle sur qui à le droit de voir quoi. Si vous rendez vos albums publics, par défaut ils seront présents dans le moteur de recherche de Picasa Web Albums, tout comme dans Google Images. Mieux encore (sic), ce service offre une API qui permet à n’importe quel spammeur de récupérer vos photos publiques pour en faire du contenu.
06/20

Google ReaderGoogle Reader : Le populaire lecteur de flux RSS est plutôt flou en terme de confidentialité. Par défaut, vos flux sont privés, et il n’y a aucun moyen de les consulter autrement que via le compte qui le concerné. La seule chose que vous puissiez partager avec Google Reader, ce sont les labels (tags). Pour partager quelque chose, une seule solution, rendre le label public. Or, cela crée automatiquement une page web relative à ce label. Comment faire alors pour partager un label particulier avec une ou plusieurs personnes en particulier ? Vous ne le pouvez pas, puisque Google ne garantie aucunement qu’un flux public puisse être lu uniquement par les personnes à qui vous avez envoyé son adresse. D’autant plus qu’elle est facilement trouvable, si l’on connait le nom du label public. Il y a un label particulier qui est forcément public, c’est celui qui concerne les messages partagés (shared items). Google Reader essaie de vous faire croire que seules les personnes listées (dans la version américaine) ont le droit de lire ce flux, et que vous pouvez à tout moment décider qu’untel n’a plus le droit de lire votre flux. Là encore, tromperie sur la marchandise, puisque ce flux est tout aussi public que les autres, il est possible pour n’importe qui d’y accéder, même ceux qui ne sont pas listés.
05/20

Google Shared StuffGoogle Shared Stuff : C’est le principe même de ce service (encore en version alpha visiblement), rien n’est privé, tout est public. On ne peut donc pas lui reprocher de ne pas offrir une partie privée. Vous ne pouvez pas savoir qui a eu accès a votre page. L’adresse de vos pages peut éventuellement être indexée sur les moteurs de recherche, mais pas son contenu.
10/20

Google Webmaster CentralGoogle Webmaster Central : Vous pouvez ajouter n’importe quel site à ce service, même s’ils ne vous appartiennent pas. Cependant vous n’aurez accès qu’aux éléments déjà publics, à savoir la date du dernier passage de Googlebot et le contenu du robots.txt. Pour avoir accès aux statistiques complètes, vous comme vos collaborateurs éventuels, vous devez mettre en ligne le fichier indiqué par Google ou remplir une balise META . Dans ce cas, vos collaborateurs ont exactement accès aux mêmes informations que vous, et peuvent faire les mêmes modifications. C’est simple. Trop simple, sans aucun doute. D’autant plus qu’il n’est pas toujours facile de valider un site, même quand c’est le notre. Une faille permettait d’accéder aux statistiques de n’importe quel site, mais elle a été corrigée depuis.
09/20

YouTubeYouTube : Sans ses vidéos publiques, YouTube n’aurait sans doute pas connu le succès qu’on lui connait aujourd’hui. Il est pourtant possible d’y envoyer des vidéos privées. Seules les personnes sélectionnées ou les groupes de personnes choisis pourront voir votre vidéo. Vous pouvez également partager une panoplie de vidéos (une playlist). Cependant, la liste des personnes autorisées à voir une vidéo est limitée à 25. Autre condition, ces personnes doivent en fait être vos « contacts » sur Youtube . Par conséquent, une personne non inscrite n’a aucune chance de voir votre vidéo. Même lorsque votre vidéo est publique, vous avez encore un contrôle assez important sur son environnement : vous êtes libres d’autoriser ou non les commentaires, les votes sur ceux-ci, les commentaires vidéos, les avis, l’intégration sur des sites, et la diffusion sur les appareils mobiles. Ainsi, même ce qui est publique peut redevenir du jour au lendemain privé. De même, vous êtes pouvez rendre plus ou moins confidentiel votre profil utilisateur depuis quelques heures, en organisant votre page.
16/20

Conclusion : Avec une moyenne de 12/20, les services de Google ne s’en tirent finalement pas si mal, malgré quelques boulets qui plombent vos capacités à garder ou partager correctement ses documents. Pour éviter de voir une information confidentielle entre les mains de n’importe qui, ne donnez aucun renseignement de ce genre en ligne ! C’est encore le moyen le plus sûr… Quoi que 😉

N’hésitez pas à poster en commentaires vos réactions concernant ces services et les notes attribuées.

Publié le 27 février 2008 à 0:12 par dans Actualité

1 commentaire

  1. xavier a dit :

    Ce qui me fait rester chez Netvibes au lieu de IGoogle ? Un cocorico français, peut-être, un précurseur ? sans-doute mais surtout le fait d'avoir des univers… A quand le partage et une Url publique pour tout ou partie des onglets et de la communauté qui vous entourent?