Le 19 février 2008

Google fournisseur des républicains ? Censeur des critiques de l’ONU ?


navigateur Google Les critiques contre le moteur de recherche ne cessent de croître depuis quelques heures.

Le parti républicain, dont le candidat à l’élection présidentielle des États-Unis sera sans doute John McCain, a annoncé grâce à un communiqué de presse un accord avec Google. Dans une vidéo postée sur YouTube, on apprend donc que Google a été désigné comme « fournisseur officiel d’innovations ». La compagnie phare de Silicon Valley, explique Transnets, « améliorera la présence en ligne du parti [républicain] avec de nouvelles applications, des outils de recherche et de la vidéo interactive« . Certains des outils de la firme de Mountain View sont d’ores et déjà utilisés pour la promotion du parti politique : Google Earth, Sketchup, Google Apps, etc.

Le problème, c’est que la majorité des employés de Google soutiennent des candidats démocrates, principalement Barack Obama et Hillary Clinton. On imagine donc la grimace qu’on dû faire les employés en apprenant ce rapprochement, notamment Chad Hurley, donateur de 2300 dollars à Barack Obama et fondateur de Youtube, où a été annoncée la nouvelle…

Pendant ce temps, un article publié sur le site de la chaîne Fox News déclenche une nouvelle polémique. Bien que la source de l’information soit loin d’être fiable, l’information fait du bruit. Matthew Lee est journaliste et il a un site nommé Inner City Press, indexé sur Google News. Son site s’intéresse à la corruption au sein de l’ONU.

Depuis peu, son site n’apparaît plus sur Google News, il crie à la censure. Selon Google, son site a été effectivement retiré des sources de Google Actualités, probablement car il ne respectait plus les règles. On peut aisément penser que la source du problème est le fait que Matthew Lee est le seul rédacteur de son site, violant ainsi l’une des règles de ce service.

Matthiew Lee penche plutôt pour la thèse de la censure, à cause d’un évènement ayant eu lieu en novembre 2007, durant une conférence de presse au cours de laquelle Google annonçait un accord avec le Programme de Développement des Nations Unies contre la pauvreté. Il a obtenu un réponse peu amicale lorsqu’il a demandé pourquoi Google n’avait pas signé une convention pour la lutte des droits de l’Homme et contre la censure. La question qu’il ne fallait pas poser, en somme, surtout lorsque l’on connaît l’attitude de Google en Chine.

Alors, soutien politique ou pas ? Censure ou pas ? Les critiques et inquiétudes envers Google continuent. En un mois, le cours de Google en Bourse a perdu 15% de sa valeur et flotte actuellement à 500 dollars.

Publié le 19 février 2008 à 22:27 par dans Actualité

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