
Devant le scepticisme actuel de tous les Français face à la fatidique question qui leur sera posé le 29 Mai prochain, on peut toujours interroger
Google pour savoir quelle
tendance se profile :
Oui ou
Non à la
Constitution Européenne ?
Je ne sais pas si l'on peut considérer le nombre de réponses comme un indicateur probant, mais en tous cas, les résultats sont édifiants !
J'attends avec impatience vos
commentaires sur le sujet.
En ce qui concerne Zorgloob, le choix entre le oui et le non est sans ambiguité :

Lettre à un ami indécis ou prêt à voter oui
Bonjour. Jusqu'à présent, je n'ai pas osé te parler du
référendum européen. Peut-être n'avons-nous pas exactement la même opinion
sur le projet de traité constitutionnel. Sache avant tout que notre amitié n'en
souffrira jamais.
Si tu n'as pas choisi le Non, et qu'il devait l'emporter, sache aussi que
cette victoire sera cependant la tienne, et celle de nos enfants. Car nous
aurons besoin de tous les citoyens sincères comme toi pour construire
ensemble une Europe démocratique, sociale et pacifique.
Peut-être ne veux-tu pas mélanger ton vote avec les lepénistes ou des gens
qui te semblent extrémistes ? Peut-être penses-tu (comme moi d'ailleurs !)
que l'idéal européen vaut la peine d'être vécu et ardemment défendu ?
Je lis dans le journal « Le Monde », daté de mercredi 25 mai, page 15, que
« selon la dernière enquête d'Ipsos, le non est plus fort chez les personnes
ayant lu le traité que chez celles ne l'ayant pas lu ». Peut-être ne l'as-tu
pas lu en entier ?
Avec sincérité, et après avoir bien réfléchi, car moi aussi, avant d'avoir
étudié le texte, j'étais a priori pour une Constitution européenne (mais
surtout pas celle-là !), je te prie du fond du coeur, dans le secret de
l'isoloir, de voter Non, d'abord pour nos enfants. Il en va de la viabilité
de l'Europe. Voter Non pour modifier un texte sera d'ailleurs un signe de
maturité démocratique européenne, et non de fragilité.
Car une Europe purement marchande ne pourra que s'écrouler chaotiquement
sous le poids de la montée des misères diverses et de l'extrême droite
qu'elle suscitera forcément dans tous les Etats-membres. Aujourd'hui, seul
le Non peut redonner l'espoir d'un idéal européen aux plus marginalisés par
l'exclusion économique, terreau ordinaire du fascisme.
Crois-tu que messieurs Chirac, Blair et Berlusconi souhaitent sincèrement
une Europe de paix, alors que le traité impose une politique définitivement
bloquée de concurrence exacerbée entre les peuples ? Concurrence économique,
sociale et fiscale, mais aussi de course aux armements, rendue obligatoire
par les articles suivants :
L'Article I-41-§1 (page 16) donne à l'Union européenne « une capacité
opérationnelle s'appuyant sur des moyens civils et militaires » qui peut
lancer des « missions en dehors de l'Union ». Cette capacité n'a d'autre
définition politique que celle d'être « compatible » avec celle de l'OTAN
(I-41-§2b). Il n'est aucunement question d'infléchir cette alliance
militaire vers une politique de paix ou de désarmement. Dans ce cadre, « Les
Etats-membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités
militaires (voir I-41-§3b). On est loin de l'humanisme des fondateurs de l'Europe.
Il s'agit de « renforcer la base industrielle et technologique du secteur de
la défense » (Art. I-41-§3b) « afin de préserver les valeurs de l'Union de
servir ses intérêts. » (Art I-41-§5). Cette politique n'est pas prescrite à
la légère : les Etats-membres bons élèves qui remplissent « des critères
plus élevés de capacités militaires » et souscrivent « des engagements plus
contraignants » seront invités à une coopération spécifique. Il reste enfin
à passer à l'acte. Pour cela, la Constitution instaure une série de
mécanisme permettant de lancer des opérations militaires. Voir notamment les
articles III-294 à 302 et III-309 (pages 59 et suivantes).
D'autre part, as-tu lu cette étonnante restriction à l'abolition de la peine
de mort, en bas de la page 170 du dossier bleu distribué dans nos boîtes aux
lettres ?
Je cite ce texte qui primera sur le droit interne des Etats-membres : « Nul
ne peut être condamné à mort, ni exécuté » (.) « La mort n'est pas
considérée comme infligée en violation de cet article dans les
cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire
:
a/ pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
b/ pour assurer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une
personne régulièrement détenue ;
c/ pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »
Ai-je droit de légitimer personnellement un tel texte, véritable permis de
tuer des innocents ? Est-ce bien l'idéal humaniste européen que je veux
proposer aux millions de citoyens de l'Est dernièrement libérés du joug
totalitaire ?
Je pourrais te donner bien d'autres extraits très curieux de cette
volumineuse Constitution en trompe-l'oeil, si mal expliquée par les médias
dominants. Mais je ne veux pas abuser de ta patience. Vote ce que tu
voudras, mais sois informé par toi-même. Je te demande une seule chose :
d'aller par toi-même vérifier l'existence des articles que je viens de
citer.
Dans cette attente, je te demande de réfléchir .
jean-claude
C'est comme les manifestations (en rapport avec la politique...), elles sont rarement pour dire "Génial, c'est super ce que vous faites"
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